jeudi, janvier 30, 2020

30.01.20, contribution 39, stratégie, occupation, conquête, religion, distribution, logement, emplois, crédits


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Paris, le jeudi 30 janvier 2020

CONTRIBUTION (39) AU DEBAT NATIONAL VOULU PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EN 2020.

UNE STRATEGIE POLITIQUE RELIGIEUSE D'INVESTISSEMENT DES TERRITOIRES PAR LE PROCEDE DU GITE ET DU COUVERT ; C'EST A DIRE DE LA DISTRIBUTION DE LOGEMENTS, D'EMPLOIS, DE CREDITS.
(Suite de la réflexion n°38 du 29 janvier 2020 et précédentes. cf. : madic50.blogspot.com)


COURTE NOTE SUR LE PASSAGE D'UNE PRESENCE CITOYENNE A UNE PRESENCE POLITIQUE.

1)- Présentation
Pendant que les cadres français s'agitent sur le devant de la scène et prennent la pose de l'impartialité, universaliste tant qu'à faire ; les partis communautaires ont mis en place depuis 50 ans, avec le soutien actif des diplômés de Sciences Po qui tiennent toute l'administration, une politique solidaire et ségrégative de maîtrise des territoires.

En premier lieu, ils fournissent le logement et l'emploi. C'est le socle.

ça a longtemps fait rire les petits-bourgeois français. Cela flattait leur mépris des HLM et de leurs habitants, ainsi que des professions subordonnées et des personnels d'exécution.

Les élections municipales de 2020 vont voir à l’œuvre la rentabilisation politique de cet investissement territorial pluri-décennal ; ses irrésistibles conséquences.

2)- Le logement:

Deux exemples :
1- Les français
En 2010, j'entreprends une demande de logement pour une famille française ; handicapés et vulnérables (cotorep et RSA).
Il leur a clairement été dit qu'ils n'auront pas à Paris le grand logement nécessaire à une famille de six personnes.
(L'adjoint au Maire chargé du logement a tenu lui-même a participer à un documentaire pour signaler qu'il y a des milliers de logements libres que leurs occupants ont quittés pour cause d'une insécurité due aux populations de référence ethnico-religieuse.
Même la députée ne peut le joindre pour les français.)
Leurs enfants n'ont pas pu quitter la Dass dont ils sont ressortis sans diplômes ni formations. L'un d'eux y a appris la délinquance et la prison.
En 2020, ils ont pu emménager dans le Nord. Ils sont dans le logement d'un immeuble en instance de démolition. 
Ils apprendront qu'il a été réservé aux migrants. 

Pour obtenir ce transfert, il aura fallu des interventions du plus haut niveau. Tous les réseaux de cadres français auront dû être mobilisés pour les faire quitter leur logement d'urgence infesté de cafards. Je passe sur les détails et les péripéties.

2- Les musulmans
En 2010, comme je sers depuis 20 ans d'écrivain public, un musulman me demande d'écrire une lettre au Bailleur pour le père de sa femme. Celui-ci vit à Alger et veut finir ses vieux jours à Paris, pour cause de soins.
Je préviens ce demandeur qu'il faut 10 ans (c'est la litanie officielle) pour obtenir un logement.
Trois mois après, par une seule lettre au bailleur, le père est à Paris. Il refuse le premier logement parce que l'ascenseur est en entresol. Il en a un autre sur le champ.

3- Les terroristes
Depuis 15 ans, les médias nous montrent les lieux où ont grandit et vivent les terroristes et les voyous récidivistes. Ce sont prioritairement des maisons individuelles HLM. Même avec la demande d'une Ministre du Handicap, les français en sont exclus.

3)- L'emploi:
1- La ligne
Le gouvernement a la même politique.
En un défilé permanent, les femmes de certains pays africains reçoivent, dans leur pays, une formation payée par l'ambassade de France. Cette formation est certifiée par l'ambassade et l'avion les emmène à Paris.
Elles sont le personnel d'exécution, du service des repas et de l'entretien, des cliniques privées, au moins.
Elles ont des agences d'emploi dédiées. Comme pour les agences d'emploi discriminantes pour le bâtiment par exemple.
A Paris, pendant le service, des collègues prédicateurs leur expliquent comment prononcer Allah sans être mécréante.

2- Paris
A- Logement
a- Aujourd'hui, les « commissions d'attribution », inventées pour disqualifier les élus, parceque français, produisent de la préférence manifeste au profit des populations de référence musulmane. Elles ont été créées pour ça. C'est un fait massif et spectaculaire.
b- Dans le 20ème à Paris, 200 000 habitants :
Un nouvel immeuble en 2019 : tous les locataires sont africains, fraîchement débarqués, musulmans.
C'est dans la rue qu'on entend, en passant, un commerçant dire à un coreligionnaire : Pour son logement, dis lui de m'appeler, c'est par moi qu'il faut passer pour contacter l'adjoint !

B- Emploi
Tous les emplois d'exécution de tous les commerces (carrefour, Auchan, et.) sont pris par des musulmans avec vérification du ramadan et de l'assiduité des enfants à la mosquée.
S'y ajoutent désormais les emplois de la fonction publique.

Dans mon bureau de vote, la Mairie délègue des arabes pour la table de distribution des bulletins, et des noirs africains pour la table de l'enregistrement du vote.
Cela signifie la disparition des partis encartés et que le personnel de la Mairie est déjà massivement ethnicisé et que les ethnies s'y distinguent.
Depuis son inauguration, la conduite du tram T3b est réservée aux arabes.
Porte des Lilas, une gare de bus. A la pose, le local des chauffeurs est uniquement peuplé d'arabes et d'africains.
Le documentaire factieux « Naissance d'une nation » a trouvé la raison de ces mutations : « les français n'aiment pas aller au chagrin ». C'est à dire au travail. Les indigènes, en espèce les paysans alsaciens, sont toujours des fainéants.

Désormais, ces populations passent bien sûr aux emplois de cadres.

Seule la débilité politique des cadres français a pu leur faire imaginer que ces gens ne voudraient pas leurs places.

4)- La société
1- La ligne
Vers 2000, sur public sénat, lors d'une émission de débat de M. Ardouin, celui-ci pose à ses invités la question de la nécessité, ou non, de quotas.
La féministe demande des quotas surtout inférieur à 20%. Car les femmes doivent faire leurs preuves.
Idem les handicapés et les homosexuels.
Il se tourne vers le Président du Club du 21ème siècle. Un arabe qui parle au nom des musulmans : « Je ne donnerai pas de chiffre car nous voulons tout ». C'est claire et sans ambiguïté.
Depuis, les populations concernées se sont installées et développées dans tout l'arc-en-ciel social.

2- La vanité
Les réseaux de cadres français s'imaginent qu'ils ont créé une division du travail définitive entre :
a- D'une part les réseaux musulmans qui tiennent les fameux « quartiers » et y restent, qui ont investi les associations et les micro-entreprises locales.
b- D'autre part, les réseaux français qui tiennent les institutions.
c- Aux musulmans l'associatif, l’aménagement, et aux bacs+5 français la politique, la Direction.

3- La leçon
Aujourd'hui, les cadres français vont recevoir bientôt une leçon de démocratie électorale. Le parti musulman va leur présenter la note. Il a déjà commencé.

Les électeurs devenant massivement musulmans, ou de référence politique musulmane, les partis ethnico-religieux passent à la phase supérieure.


Cela été déjà visible en 2017.
Ainsi, dans le 20ème, le parti communautaire s'est emparé de tel parti de gauche et a refusé le désistement en faveur de la député sortante de gauche.
Ils veulent la députation, la Mairie, le sénat ; au titre de parti ethnico-religieux.

Depuis plusieurs mois, les partis ethnico-religieux revendiquent de se présenter à visage découvert aux élections.
a- Ils ont semé la panique parmi les réseaux de cadres français qui font l'autruche en cherchant à interdire ces candidatures.
b- Après s'être investis dans la gauche et la droite, les musulmans disent vouloir se draper de l’étendard écologiste.
c- L'annonce des résultats des élections municipales risque de surprendre les inconscients.

5)- Le parti
Jusqu'à présent les réseaux musulmans ont été présentés, par ceux qui occupent les places dirigeantes qu'ils convoitent, comme de multiples versions des intervenants sociaux : association, lobby, religion, micro-entreprise, etc.

Aujourd'hui, pour reprendre l'expression du Parti protestant de la République démocratique allemande (RDA) en 1989 : « Les masques tombent ».

Nous devons nommer l'action globale musulmane comme une activité de parti politique informel.
a- Elle est informelle car elle se disperse en une multitude de structures.
b- Elle est politique car elle vise à définir l'action des Pouvoirs publics et à en exercer les responsabilités.
c- C'est de la conquête et de l'exercice du Pouvoir dont il s'agit.

6)- La politique
Depuis 50 ans, il s'est mis en place une stratégie de maîtrise de territoires, sur tous les aspects de ceux-ci. C'est une politique consciente.
A la manière de ce que font les Frères Musulmans dans les pays de domination arabe.

Cette politique s'est adaptée à la société française.
a- Elle ne porte pas sur la formation de services sociaux charitables puisque les services publics sont infiniment supérieurs à tout ce que des mouvements de référence religieuse peuvent présenter.
b- Elle s'insère dans les stratégies des groupes dirigeants français. Celles-ci sont fondées depuis des années sur le rejet de la France populaire.
c- Il s'est constitué depuis quelques années un véritable culte obligé de Marie-Antoinette et la décapitation du Roi acquiert la qualification de crime contre l'humanité.

A ce titre, ces partis informels rendent service aux réseaux de cadres français et à leurs partis encartés :
a- Les cadres méprisent les HLM.
Donc, on se sert de cette haine culturelle comme base d'investissement du logement, puis des « quartiers », puis des Villes, etc.
b- Ils méprisent les emplois subordonnés.
Donc, on se sert de cette haine sociale comme d'un tremplin pour les accaparer. Puis les emplois de cadres.

7)- Bilan
1- Partout, les bacs+5 français ont disqualifié les élus comme source d'action sociale légale, notamment dans l'attribution des logements. Les commissions d'attribution des logements ont été faites pour donner le logement social aux partis communautaires.
2- Ils ont favorisé et avalisé la chasse à la population française depuis plus de 40 ans.
Pour les seuls juifs, on compte « une épuration ethnique à bas bruit » de 50,000 personnes.
3- Partout, ils ont favorisé la mise en place de réseaux d'embauches communautaires. Ceux-ci ont acquis de bien des façons un statut institutionnel.
Ce statut se veut légal alors qu'il est inconstitutionnel.
4- Les attentats de même que les offensives civiles, telles les voitures brûlées, présentent un compte bénéficiaire pour les partis musulmans.
5- Les cercles dirigeants offrent au parti musulman les gains des attentats : fin de la laïcité en entreprise, possibilité de viol des enfants de 10 ans qui sont déclarés consentants ( ce qui, sauf erreur, n'arrive que pour les agresseurs musulmans), soumission de l'expression publique à l'autorisation des tribunaux, évolution du droit vers la reconnaissance du blasphème, criminalisation de l'expression spontanée visant l'islam, financement des mosquées, utilisation de la folie au profit des réseaux musulmans et en partenariat avec eux, rapatriement des jihadistes, etc.
6- L'histoire des faits officiels dans le déroulement du terrorisme reste à faire. 

 
8)- Hugo et Mila
1- Les faits
a- Le 13 avril 2019, Hugo,15 ans, publie un tweet :"ptdr y'a du monde à InZeBoite" - une référence à un jeu télévisé de la chaîne Gulli, dont l'épreuve finale se déroule dans une boîte noire, ici comparée à la kaaba, la pierre noire sacrée de La Mecque.
Effrayé, Hugo a posté un message d'excuse dimanche matin. "Pour toutes les personnes qui ont vu mon tweet, excusez-moi, je ne savais pas que ça allait prendre autant d'ampleur", a tweeté le lycéen, implorant même : "Laissez-moi en vie". "Je n’ai jamais voulu offenser quelqu’un dans ce tweet arrêtez de vouloir la violence pour rien , il y’a bien pire dans ce monde et sur Twitter", a-t-il ajouté.
b- Le 19 janvier 2020, une jeune fille de 16 ans rendait sa pareille à des agresseurs musulmans qui la harcelaient et la menaçaient de viol et de mort au téléphone. « le Coran, il n'y a que de la haine là-dedans, l'islam, c'est de la merde ».
c- Jeudi 23 janvier, Abdallah Zekri, le délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), déclare au micro de Sud Radio que « cette fille sait très bien ce qu'elle fait », «  Qui sème le vent récolte la tempête.  », ses propos ne relèvent pas de la liberté d'expression, mais plutôt de l'insulte, « de la provocation ».
d- Le 23 janvier, le procureur de la République ouvre une enquête pour «provocation à la haine à l'égard d'un groupe de personnes, en raison de leur appartenance à une race ou à une religion déterminée».
e- Le 29 janvier, la Ministre de la justice déclare : « L'insulte à la religion, c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c'est grave ».
f- Le 30 janvier, le dirigeant universitaire Pascal Blanchard explique en substance : Le sujet est que la France est multiculturelle et elle ne l'accepte pas encore. Le vivre ensemble n'est pas encore intégré dans les lois.
g- Tous les commentateurs soulignent le silence complice de tous les réseaux de cadres civils (partis, syndicats, associations, féministes, Lgbt, etc.).
h- On retrouve toujours la double action des militants musulmans qui donnent « une ampleur » inattendue qui montre aux français qu'ils ne sont rien, et des magistrats qui signifient aux français qu'ils ont un statut de détenu. Leur liberté de parole est a priori soumise au juge.

2- Analyse
Ces deux affaires sont une parfaite illustration de la positivité des attentats et du travail en commun des représentants des Pouvoirs publics et des partis religieux.

Les frères Kouachi sont des guerriers et des législateurs. Ce qu'il est convenu d'appeler des vainqueurs. Ils bénéficient d'un pacte tacite d'Occupation.
Le jeune Hugo, 15 ans :
a-Ne dit pas : ne m'en voulez pas, pardonnez moi, ne me harcelez pas, etc.
b- Il dit : "Laissez-moi en vie"
La nouvelle génération a complètement intégré que les militants musulmans ont un permis de tuer.
C'est à l'intégration par les français de cette terreur, de sa légitimité, que travaillent conjointement les autorités françaises qui se sont déjà exprimées et les militants musulmans.

Le « vivre ensemble » est la mouture informel d'un Etat fédéral fondé sur la reconnaissance de la « diversité » et du « multiculturalisme » des droits séparés et de leurs relations diplomatiques.

L'Assemblée nationale a déjà voté la suppression du mot « race » dans la liste de l'article 1 de la Constitution des qualités que la Constitution ne distingue pas. Donc, la distinction des « races » va devenir légale.

Donc, le but de ces interventions officielles et universitaires est de rétablir le concordat et de rendre constitutionnel la «distinction » des « races » et les lois de séparation qui s'en suivent.

Les français sont a priori coupables de s'exprimer de leur propre chef. Après étude du dossier, ils peuvent bénéficier de la compréhension indulgente de la direction du Camp.

9)- Conclusion
Depuis des décennies la force de ce parti informel tient en cette action sociale toute simple : donner le gîte et le couvert.
a- Sous des formes adaptées aux circonstances, c'est la stratégie de conquête de tous les partis religieux.
b- C'est précisément ce que les réseaux de cadres français, unanimes, refusent à leurs semblables.

Selon l'organisation Terra nova la France légitime est composée des capitalistes, des universitaires et des immigrés. Les autres sont des ilotes voués à la relégation et donc à l'asservissement.

Ce but d'une France politique ainsi expurgée de son peuple se réalise : des cercles de plus en plus divers et vastes de français sont appelés désormais « France périphérique » ou « franchouillards » ce qui en langage colonial et d'Occupation veut dire « Schwein Frantsouze » ou « Bougnoules ».

De l'avenir, nous n'avons qu'une certitude, les petits-bourgeois de niveau universitaire français ne changeront rien à l'arrogance prétentieuse de leurs politiques suicidaires. Leur vanité leur interdit de se déjuger.
Marc SALOMONE

mercredi, janvier 29, 2020

29.01.20, contribution 38, compensation37, invariant, constitution, justice, state, thugs, public order

Paris, Wednesday, January 29, 2020

CONTRIBUTION (38) TO THE NATIONAL DEBATE WANTED BY THE PRESIDENT OF THE REPUBLIC IN 2020.

COMPENSATION (37) AND THE INVARIANTS OF THE GORDIAN KNOT OF THE STATE.
(Continuation of reflection n ° 35 of November 19, 2019 and previous ones. Cf.: madic50.blogspot.com)



Reflection on the invariants of state public policy.

1. Preamble
No one can say today what is the state policy of public order (the Powers (Executive, Legislative) and the Judicial Authority), or even if there is one that is publicly definable.

On the other hand, whatever the detours of this policy, there are constitutional and factual invariants which ultimately place or will place everyone before their responsibilities and will lead the policies, state and civil, in progress to predictable and determining effects.

It is to the establishment of these invariants that this reflection is devoted.

2) - The aim
The accumulation of so-called “police violence” cases continues with a certain disqualification of the police.

For the moment, it is essentially the police who are designated for public retribution and for judicial qualifications.

But the insistence of active protesting forces to use thugs, such as Adama Traoré, to obtain the conviction of several gendarmes, indicates that the time will come.

Contrary to the message hammered here and there, it is not the action of a few police officers that is questioned.

As such, it is characteristic that it is the public, organized, continuous support for delinquents,criminals, among the most abject that is, which is the engine of this questioning of the police.

It is the legitimacy of police action that is at stake. This disqualification of the police implies that of the state in its claim to the exclusivity of the definition and the exercise of public order.

3) - The priority fact
Certainly, there are always all kinds of people who are against public order and its representatives.
a- However, this disqualification of the police is primarily due neither to their alleged faults nor to their very numerous protesters.
b- It does not primarily come from the lack of control of the black sheep of the police or from the extremism of the Black Bloc.

Certainly, there is all that and the age of the captain in addition.


However, if the State no longer manages to indisputably have the capacity to define public order and the legality of the actions which preserve it, it is primarily because of its own logics and not intrusions from external logics.

Indeed, it is visible that the action of the State becomes the constitution of a Gordian knot and each of its solutions adds a knot to the already insoluble problem.

"Police violence" exists, but the argument of plucked hands and sunken eyes does not aim to denounce such a police officer, such a doctrine of policing, such a political composition of the police.

The argument of the LBDs, and other blown eyes or rattles-feet, is the vector of a denunciation of the merits of the action of public order and ultimately of the State.

It is evident that the state is on the defensive and accepts, slowly but surely, the thesis of police crime and the illegitimacy of the preeminence of the state in matters of public order. The state is incapable of being in this place legally and it is illegitimate that it is there.

This deadlocked confinement comes primarily from the doctrines that direct the action of the State to maintain public order in its various questions.

If the LBD do so much damage to the reputation of the police, it is first of all that their shooting highlights the obsolescence of the system of legal control of the "abusive public consequences" of "legitimate violence".

This obsolescence disturbs the procedures for legitimization, definition, exercise, this legal and ultimately judicial control of public order.

4) - Capillarity
This obsolescence leads the official procedure itself to serve as a launching pad for rallies within it of adversaries of public order and its representatives.

The State only functions by becoming the ally, even the partner, of the protesting forces which challenge it on the definition of public order and the implementation of its systems.

These forces are so interwoven in the procedures, by the current procedure, that they become parts of the legal definition of public order.

The frank scoundrels who perish loudly to demand the conviction of police and gendarmes aim at sharing the definition and the exercise of public order; including in the ideological order.


What is actually being done:
1- Subject to information error; Théo Luhaka’s family received 700,000 euros from the state to create a local militia of ethno-religious composition.
It justifies 350,000 euros. The State is unable, unless there is a secret development, to hold it accountable.
One of the brothers extended this system to Paris. Nobody informs the public of the legal consequences.


2- On the other hand, police officers who arrested him legally are accused of rape.
However, they only used force to compel the so-called "Theo" to respect the exclusivity of the police authority in matters of public order.
What is constitutionally called national unity and the continuity of the state.
The latter intervened in their action precisely in respect of the Caïdat conferred on him by the State.

5) - The confusion
If rascals can thus lead a militant and mass political fight against the police, it is because they can mix their factitious militancy with the protests of honest people against abuse of power.

They owe this possibility to the legal proceedings themselves:
a- This organizes the confusion of the criminal and the indemnity. 
b- This confusion ensured the omnipotence of state apparatus when it could guarantee the impunity of its servants.
c- Today, this impunity is no longer possible and political forces are capable of exploiting this confusion for the best of their interests.

It is obvious that the representatives of the public authorities are behind the thugs and their dependents. The latter behave in political vanguard and creator of legal standards.

The State finds itself losing on all sides:
a- He lets the separatists penetrate and dominate the procedures.
b- He opposes honest people who seek compensation by continuing the old logic of omerta for the benefit of agents of the State.
c- It weakens, or even destroys, its own forces.

6) - The invariants
a- We can be against the State, public order, national unity, civil peace, etc.
b- It is however impossible to pretend to continue the constitutional principles of France by maintaining this obsolete confusion of the criminal and the indemnity and by failing to refound the indemnity.
c- These failures are a fast track to chaos. It is used by all the factious and seditious.

The distinction between the criminal and the indemnity, their placement under the exclusive Directorate of Justice, the preparation of a consequent and inexpensive compensation, for the public treasury or for corporate treasuries, are now essential to the public policy, the indivisibility of the State, its authority.

The Head of State can organize the experiment.

The French who claim the adventure, or accept it, will refuse this initiative.
Those who hold Democracy for the unique form of the state and society will support it.


Marc SALOMONE

29.01.20, contribution 38, indemnisation37, invariant, constitution, justice, Etat, voyous, ordre public

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Paris, le mercredi 29 janvier 2020

CONTRIBUTION (38) AU DEBAT NATIONAL VOULU PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EN 2020.

L'INDEMNISATION (37) ET LES INVARIANTS DU NOEUD GORDIEN JUDICIAIRE DE L'ETAT.
(Suite de la réflexion n°35 du 19 novembre 2019 et précédentes. cf. : madic50.blogspot.com)



Réflexion sur les invariants de la politique d'ordre public de l’État.

1)- Préambule
Nul ne peut dire aujourd'hui quelle est la politique d'ordre public de l’État (les Pouvoirs (Exécutif, Législatif) et l'Autorité judiciaire), ni même s'il en a une qui soit définissable publiquement.

Par contre, quelques soient les détours de cette politique, il y a des invariants constitutionnels et factuels qui en définitive placent ou placeront tout le monde devant ses responsabilités et conduiront les politiques, étatiques et civils, en cours à des effets prévisibles et déterminants.

C'est à l'établissement de ces invariants qu'est consacrée cette réflexion.

2)- La visée
L'accumulation des affaires dites des « violence policières » se prolonge d'une certaine disqualification des forces de l'ordre.

Pour l'instant, c'est essentiellement la police qui est désignée à la vindicte publique et aux qualifications judiciaires.

Mais l'insistance de forces contestataires actives à utiliser des voyous, tels Adama Traoré, pour obtenir la condamnation de plusieurs gendarmes, indique que l'heure de ceux-ci viendra.

Contrairement au message martelé ci-et-là, ce n'est pas l'action de quelques policiers qui est mise en cause.

A ce titre, il est caractéristique que ce soit le soutien, public, organisé, continu, à des délinquants, des criminels, parmi les plus abjects qui soient, qui est le moteur de cette mise en cause des forces de l'ordre.

C'est la légitimité de l'action policière qui est en cause. Cette disqualification de la police sous-entend celle de l’État dans sa prétention à l'exclusivité de la définition et de l'exercice de l'ordre public.

3)- Le fait prioritaire
Certes, il y a toujours toutes sortes de gens qui en veulent à l'ordre public et à ses représentants.
a- Cependant, cette disqualification des policiers n'est due prioritairement ni à leurs fautes présumées ni à leurs contempteurs fort nombreux.
b- Elle ne provient prioritairement ni des défauts de contrôle des moutons noirs de la police ni de l'extrémisme des Black Bloc.

Certes, il y a tout cela et l'âge du capitaine en sus.

Cependant, si l’État ne parvient plus à disposer indiscutablement de la capacité de définition de l'ordre public et de la légalité des actions qui le conservent, c'est prioritairement en raison de ses propres logiques et non des intrusions de logiques externes.

En effet, il est visible que l'action de l’État devient la constitution d'un nœud gordien et chacune de ses solutions ajoute un nœud au problème déjà insoluble.

Les « violences policières » » existent, mais l'argument des mains arrachés et des yeux crevés ne vise pas à dénoncer tel policier, telle doctrine de maintien de l'ordre, telle composition politique de la police.

L'argument des LBD, et autres yeux crevés ou croche-pieds, est le vecteur d'une dénonciation du bien fondé de l'action d'ordre public et en définitive de l’État.

Il est visible que l’État est sur la défensive et accepte, lentement mais sûrement, la thèse de la criminalité de la police et de l'illégitimité de la prééminence de l’État en matière d'ordre public. L'Etat est incapable d'être en ce lieu dans la légalité et il est illégitime qu'il y soit.

Cet enfermement sans issue vient prioritairement des doctrines qui dirigent l'action de l’État pour maintenir l'ordre public dans ses différents questionnements.

Si les LBD font autant de dégâts sur la réputation de la police, c'est d'abord que leurs tirs mettent en lumière l'obsolescence du système de maîtrise légale des ''conséquences publiques abusives'' des « violences légitimes ».

Cette obsolescence dérègle les procédures de légitimation, de définition, d'exercice, de cette maîtrise juridique et en définitive judiciaire, de l'ordre public.

4)- La capillarité
Cette obsolescence conduit la procédure officielle elle-même à servir de rampe de lancement aux rassemblements en son sein des adversaires de l'ordre public et de ses représentants.

L'Etat ne fonctionne plus qu'en devenant l'allié, voire le partenaire, des forces contestataires qui l'interpellent sur la définition de l'ordre public et la mise en œuvre de ses dispositifs.

Ces forces sont tellement imbriquées dans les procédures, par la procédure en cours, qu'elles deviennent des parties de la définition juridique de l'ordre public.

Les franches canailles qui pérorent haut et fort pour exiger la condamnation de policiers et de gendarmes visent le partage de la définition et de l'exercice de l'ordre public ; y compris dans l'ordre idéologique.

Ce qui est d'ailleurs en train de se faire :
1- Sous réserve d'erreur d'information ; la famille de Théo Luhaka a reçu 700,000euros de la part de l’État pour créer une milice locale de composition ethnico-religieuse.
Elle ne justifie que de 350,000euros. L'Etat est incapable, sauf évolution secrète, de lui en demander compte.
L'un des frères a étendu ce système à Paris. Personne n'informe le public des suites judiciaires.
2- Par contre, des policiers qui l'ont interpellé légalement sont accusés de viol.
Or, ils n'ont fait usage de la force que pour contraindre le dit « Théo » à respecter l'exclusivité de l'autorité policière en matière d'ordre public.
Ce qui constitutionnellement se nomme l'unité nationale et la continuité de l’État.
Celui-ci intervenait dans leur action précisément au titre du Caïdat que lui a conféré l’État.

5)- La confusion
Si des canailles peuvent ainsi mener un combat politique militant et de masse contre les forces de l'ordre, c'est qu'elles peuvent mélanger leurs militantismes factieux avec les protestations des honnêtes gens contre des abus de pouvoir.

Elles doivent cette possibilité à la procédure judiciaire elle-même :
a- Celle-ci organise la confusion du pénal et de l'indemnitaire. 
b- Cette confusion assurait la toute puissance des appareils d'Etat lorsque celui-ci pouvait garantir l'impunité de ses serviteurs.
c- Aujourd'hui, cette impunité n'est plus possible et des forces politiques sont capables d'exploiter cette confusion au mieux de leurs intérêts.

Il est patent que les représentants des Pouvoirs publics sont à la remorque des voyous et de leurs ayant-droits. Ces derniers se conduisent en avant-garde politique et en créateur de normes légales.

L'Etat se retrouve perdant de tous les côtés :
a- Il laisse les séparatistes pénétrer et dominer les procédures.
b- Il s'oppose aux honnêtes gens qui demandent réparation en poursuivant les logiques anciennes de l'omerta au profit des agents de l’État.
c- Il affaiblit, voire il détruit, ses propres forces.

6)- Les invariants
a- On peut être contre l’État, l'ordre public, l'unité nationale, la paix civile, etc.
b- Il est toutefois impossible de prétendre continuer les principes constitutionnels de la France en maintenant cette confusion obsolète du pénal et de l'indemnitaire et en omettant de refonder l'indemnitaire.
c- Ces manquements sont une voie rapide du chaos. Elle est empruntée par tous les factieux et les séditieux.

La distinction du Pénal et de l'indemnitaire, leur placement sous la Direction exclusive de la justice, l'élaboration d'une indemnisation conséquente et peu coûteuse, pour le Trésor public ou pour les trésoreries d'entreprises, sont désormais indispensables à l'ordre public, à l'indivisibilité de l’État, à son autorité.

Le Chef de l’État peut en organiser l'expérimentation.

Les français qui revendiquent l'aventure, ou l'acceptent, refuseront cette initiative.
Ceux qui tiennent la Démocratie pour la forme unique de l’État et de la société la soutiendront.

Marc SALOMONE

mardi, novembre 19, 2019

19.11.19, contribution 37, compensation 36, penal, compensation, factious, factious penetration

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Paris, Tuesday, November 19, 2019

CONTRIBUTION (37) TO THE NATIONAL DEBATE WISHED BY THE PRESIDENT OF THE REPUBLIC IN 2019.

INDEMNIFICATION AND THE CRIMINAL IN JUDICIAL PROCEEDINGS. (36) (Continuation of reflection n ° 35 of Tuesday, August 6, 2019 and previous, see: madic50.blogspot.com)

REFLECTION ON THE ROLE OF THE PRIMACY OF THE CRIMINAL IN THE PENETRATION OF FACTILITIES IN THE STATE AND IN THE SUBORDINATION OF JUSTICE TO THEIR POLICIES;
(Continued contribution Thursday, October 31, 2019 on "The positivity of terrorism", see: madic50.blogspot.com)


NECESSITY AND EMERGENCY TO SEPARATE THE PENAL INDEMNITY


1) - Collateral damage
On January 12, 2019, in Strasbourg, for Act IX demonstrations of yellow vests, Lilian, 15, is injured in the face by a flashball shot.

This young man will probably be handicapped. It is conceivable that he remains traumatized as much with regard to the police as of the street.

a- The police announce first that the teenager was demonstrating. The mother complains against this assertion.
b- The hypothesis of Lilian's participation in the event is abandoned.
c- On November 7, the family learns that the file is closed.
d- The reason is that the shooter can not be identified personally although there are only three LBD shooters.

So, justice recognizes explicitly that this man was not of the demonstration and that he was well touched by a shot from the police, ie from the State.

This teenager is typically what the media calls "collateral damage" to legal repression. It is in fact through the official action of the State, justified or not, that this man has been mutilated or has lost part of his faculties.

2) - Responsibilities of the State
There is no criminal fault on the part of the police. On the other hand, there is a responsibility of the State for the damage caused to this man by this legal action.

By identifying the legal recognition of a fault to a penal qualification, the procedure in progress can only erase Lilian from the number of beneficiaries of the reparations.

The exclusion of criminal proceedings leads to the exclusion of compensation.

The direct effect of this procedure is twofold:
1- The state is engaged in palinodies (such as the impossibility of formally recognizing the shooter, the long duration of investigations, etc.) to preserve the ability of officials to quell disorders.
2- It prohibits the state from assuming its own responsibility for "collateral damage".

The procedure places the state in a paradoxical and disqualifying situation:
1- He has legal instruments to recognize his responsibilities in the destruction of shops and street furniture by thugs.
2- He is prevented by law from recognizing his own responsibilities towards humans.
3- So:
a- Saturday, November 16, after the partial destruction of the stele of Marshal June, the President of the Republic orders that this monument be "repaired and rebuilt as soon as possible."
b- At the same time, Lilian is shelved from any "reparation" coming from the State.

The procedure renders the state incapable of noticing the casualties and by doing so it renders it unfair.

3) - The effects
This injustice accompanies the delegitimation of the public authorities; the questioning of their evidence.

Public authority seems to be partially changing sides or at least sharing.

This shift is summarized by the Deputy Jean-Luc Mélanchon, November 16, 2019, by a sliding game of words:
1- "It's no longer Republican police.
2- Just a government militia.
3- It is this militia that causes disorder. "

This is the legitimization of the factious slogan: No justice, no peace!

If justice does not repress the detractors of police or gendarmerie disorders, the factious civilians who call themselves the people are entitled to defend themselves by responding as it should to this war policy.

The procedure installs this discussion in the courts. It has become the debate of jurisprudence.

now:
a- The only serious political outlet of the so-called yellow jackets is the judicial challenge of hundreds of police officers.
b- The only public debate is about the number of people who will be brought to justice and the number of convicts.

The majority of commentators are righteous to maintain the balance of justice between the factious and the police.

4) - The legalization of the factious
However, we are not in the case of an exit of dictatorship and purifications that accompany it. The condemnation of the police is in this case the honor found of the resistance fighters.

There, we are in the criminalization of police and gendarmes who opposed factieux.

The latter can now use the legitimate or accidental consequences of the repression of their criminal actions to claim to modify the definition and exercise of the public authorities.

The factious are the people and the police are the illegitimate weapon of the oppressors. Power must change hands or at least share.

Thus, by this procedure of obligation of the passage by the penal qualification, the State offers a boulevard to the factieux to penetrate the procedure and to impose their policies to justice.

The judicial path becomes the place of physical or moral gathering of the factious to mobilize in the name of the martyr of the demonstrators, the horror of the public repressive action, the inhumanity of the legal Power.

At the same time, it leads to the criminalization of the action of the police. Legal repression gradually becomes a specific legal tolerance and the legality of its exercise is defined first of all by the consent of repressed civilians.

This is a breach of equality in French law since this case law obviously can not apply to all civilians involved in the famous "police violence".

The procedure becomes unknowingly a vehicle of chaos. The state can not remedy this because the action of the factious is included in the functioning of the law.

Thus, during the massacre of the prefecture, October 2, 2019, has it been said by commentators that the state can not afford to protect against low-level Islamist penetration because it falls under in the professional circuits of law.

5) - The separation of the indemnity and the penal
A reflection on the "reparation" of damage caused by the agents of the State in the regular exercise of their functions would allow to see things differently.

It has become a necessity except to entrust the control of the procedure to the factieux.

The separation of compensation and penal qualification would allow the state to take the initiative in this battlefield of a court.

This separation already exists in factual logics:
a- In the Erika case, polluted coastal populations were legally wrong and factually wrong.

There was therefore an agreement on the compensation of the plaintiffs and an acquittal of the criminal firms.

b- In the Servier case, known as the "Médiator" case, the government charged the company with the implementation of massive compensation and seems dignified.

But these devices are circumstantial derogations from the procedure in force.

It is necessary to define a legal and procedural separation of the two legal entities.

This evolution of the procedure would offer the public another perspective than solidarity with the factious whose suffering is photogenic and the disorganization of the police.

This reform would allow a presentable compensation. While today, frequently, it does not cover the initial damage caused.

The condition is that it is not spoliator of the Treasury or Business Treasury. It's possible.

6) - Conclusion
The government could use its capacities to organize an experimentation of this type of compensation. Still, he must want it.

In fact, the reflection can only be conducted when the benefits of chaos appear less than those of the order for the management teams.

Everyone understood that everything is there!


Marc SALOMONE

19.11.19, contribution 37, indemnisation 36, pénal, indemnisation, factieux, pénétration factieuse

blog : madic50.blogspot.com / Livre : Les deux formes, éd. Amazon

Paris, le mardi 19 novembre 2019

CONTRIBUTION (37) AU DEBAT NATIONAL VOULU PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EN 2019.

L'INDEMNISATION ET LE PENAL DANS LA PROCEDURE JUDICIAIRE. (36) (Suite de la réflexion n°35 du mardi 6 août 2019 et précédentes. cf. : madic50.blogspot.com)

REFLEXION SUR LE ROLE DE LA PRIMAUTE DU PENAL DANS LA PENETRATION DES FACTIEUX DANS L'ETAT ET DANS LA SUBORDINATION DE LA JUSTICE A LEURS POLITIQUES ;
(Suite de la contribution jeudi 31 octobre 2019 relative à « La positivité du terrorisme ». cf. : madic50.blogspot.com)


DE LA NECESSITE ET DE L'URGENCE DE SEPARER L'INDEMNITAIRE DU PENAL


1)- Dommages collatéraux
Le 12 janvier 2019, à Strasbourg, pour l'Acte IX des manifestations de Gilets jaunes, Lilian, 15 ans, est blessé au visage par un tir de flashball.

Ce jeune homme restera probablement handicapé. Il est envisageable qu'il reste traumatisé autant à l'égard des forces de l'ordre que de la rue.

a- La police annonce d'abord que l'adolescent manifestait. La mère porte plainte contre cette assertion.
b- L'hypothèse de la participation de Lilian à la manifestation est abandonnée.
c- Le 7 novembre, la famille apprend que le dossier est classé sans suite.
d- Le motif en est que le tireur ne peut être identifié personnellement bien qu'il n'y ait que trois tireurs de LBD.

Donc, la justice reconnaît explicitement que cet homme n'était pas de la manifestation et qu'il a bien été touché par un tir provenant de la police, autrement dit de l’État.

Cet adolescent est typiquement ce que les média appellent « un dommage collatéral » d'une répression légale. C'est en effet par l'action officielle de l’État, justifiée ou non, que cet homme a été mutilé ou a perdu une partie de ses facultés.

2)- Les responsabilités de l'Etat
Il n'y a pas de faute pénale de la part des policiers. Par contre, il y a une responsabilité de l’État pour le dommage causé à cet homme par cette action légale.

En identifiant la reconnaissance légale d'une faute à une qualification pénale, la procédure en cours ne peut qu'effacer Lilian du nombre des ayants-droit des réparations.

L'exclusion de la procédure pénale entraîne l'exclusion de l'indemnisation.

L'effet direct de cette procédure est double :
1- L'Etat se livre à des palinodies (telles l'impossibilité de reconnaître formellement le tireur, la longue durée des enquêtes, etc.) pour préserver la capacité des fonctionnaires de réprimer des troubles.
2- Elle interdit à l’État d'assumer ses propres responsabilités à l'égard des « dommages collatéraux ».

La procédure place l’État dans une situation paradoxale et disqualifiante :
1- Il dispose des instruments légaux pour reconnaître ses responsabilités dans la destruction de magasins et de mobiliers urbains par des voyous.
2- Il est empêché par le droit de reconnaître ses responsabilités propres vis-à-vis des humains.
3- Ainsi :
a- Le samedi 16 novembre, après la destruction partielle de la stèle du Maréchal Juin, le Président de la République ordonne que ce monument soit « réparé et reconstruit dans les plus brefs délais ».
b- En même temps, Lilian est mis à l'écart de toute « réparation » venant de l’État.

La procédure rend l’État incapable de remarquer les blessés de hasard et par le fait elle le rend injuste.

3)- Les effets
Cette injustice accompagne la délégitimation des Pouvoirs publics ; la mise en cause de leur évidence.

L'autorité publique semble changer partiellement de camp ou du moins se partager.

Ce basculement est résumé par le Député Jean-Luc Mélanchon, le 16 novembre 2019, par un jeu de glissement de mots :
1- « Ce n'est plus de la police républicaine.
2- Juste une milice gouvernementale.
3- C'est cette milice qui provoque le désordre. »

C'est la légitimation du mot d'ordre factieux : Pas de justice, pas de paix !

Si la justice ne réprime pas les fauteurs de troubles policiers ou gendarmiers, les civils factieux qui s'appellent eux-mêmes le peuple sont en droit de se défendre en répondant comme il se doit à cette politique de guerre.

La procédure installe cette discussion dans les tribunaux. Elle est devenue le débat de la jurisprudence.

Désormais :
a- Le seul débouché politique sérieux des manifestations dites des Gilets jaunes est la mis en cause judiciaires de centaines de policiers.
b- Le seul débat public porte sur la quantité d'entre-eux qui seront traduits en justice et sur le nombre des condamnés.

La majorité des commentateurs somment la justice de tenir la balance judiciaire égale entre les factieux et les forces de l'ordre.

4)- La légalisation des factieux
Or, nous ne sommes pas dans le cas de figure d'une sortie de dictature et des épurations qui l'accompagnent. La condamnation des policiers est dans ce cas l'honneur retrouvé des résistants.

Là, nous sommes dans la criminalisation de policiers et de gendarmes qui se sont opposés à des factieux.

Ces derniers peuvent désormais se servir des conséquences légitimes ou accidentelles de la répression de leurs actions criminelles pour revendiquer de modifier la définition et l'exercice des Pouvoirs publics.

Les factieux sont le peuple et les policiers sont l'arme illégitime des oppresseurs. Le Pouvoir doit changer de main ou du moins se partager.

Ainsi, par cette procédure d'obligation du passage par la qualification pénale, l’État offre un boulevard aux factieux pour pénétrer dans la procédure et imposer leurs politiques à la justice.

Le parcours judiciaire devient le lieu de rassemblement physique ou moral des factieux pour mobiliser au nom du martyr des manifestants, de l'horreur de l'action répressive publique, de l'inhumanité du Pouvoir légal.

En même temps, elle conduit à la criminalisation de l'action des forces de l'ordre. La répression légale devient progressivement une tolérance juridique ponctuelle et la légalité de son exercice se définie d'abord par le consentement des civils réprimés.

Il y a là une rupture d'égalité en droit des français vu que cette jurisprudence ne peut évidemment pas s'appliquer à tous les civils concernés par les fameuses « violences policières ».

La procédure devient à son insu un véhicule du chaos. L'Etat ne peut y remédier car l'action des factieux est incluse dans le fonctionnement du droit.

Ainsi, lors du massacre de la préfecture, le 2 octobre 2019, a t'il été dit par les commentateurs que l’État n'a pas les moyens de se protéger contre la pénétration islamiste à bas bruit car celle-ci s'inscrit dans les circuits professionnels du droit.

5)- La séparation de l'indemnitaire et du pénal
Une réflexion sur la « réparation » d'un dommage causé par les agents de l’État dans l'exercice régulier de leurs fonctions permettrait de voir les choses autrement.

Elle est devenue une nécessité sauf à confier la maîtrise de la procédure aux factieux.

La séparation de l'indemnisation et de la qualification pénale permettrait à l’État de reprendre l'initiative dans ce champ de bataille qu'est un tribunal.

Cette séparation existe déjà dans des logiques de fait :
a- Dans l'affaire Erika, les populations du littoral pollué avaient tord juridiquement et raison factuellement.

Il y a donc eu un accord sur l'indemnisation des plaignants et un acquittement des firmes au pénal.

b- Dans l'affaire Servier, dite du Médiator, le gouvernement a chargé l'entreprise de la mise en place d'une indemnisation massive et semble-t'il digne.

Mais ces dispositifs sont des dérogations circonstancielles à la procédure en vigueur.

Il convient de définir une séparation légale et procédurale des deux entités juridiques.

Cette évolution de la procédure offrirait au public une autre perspective que la solidarité avec les factieux dont la souffrance est photogénique et la désorganisation de la police.

Cette réforme permettrait une indemnisation présentable. Alors qu'aujourd'hui, fréquemment, celle-ci ne couvre pas le dommage initial causé.

La condition en est qu'elle ne soit pas spoliatrice du Trésor public ou des Trésorerie d'entreprises. C'est possible.

6)- Conclusion
Le gouvernement pourrait user de ses capacités pour organiser une expérimentation de ce type d'indemnisation. Encore faut-il qu'il le veuille.

En fait, la réflexion ne pourra être conduite que lorsque les bénéfices du chaos apparaîtrons moindre que ceux de l'ordre pour les équipes dirigeantes.

Tout le monde à compris que tout est là !


Marc SALOMONE