jeudi, février 11, 2016

République fédérale d'Allemagne, RFA, justice, nazis, procès, 11.02.16




Le jeudi 11 février 2016

Monsieur l'ambassadeur,
La presse nous informe que le 11 février 2016, un pseudo-procès antinazi s’ouvre en Allemagne.

Je vous prie de bien vouloir transmettre au tribunal compétent cette protestation contre la prétention de la justice allemande de juger une personne pour des crimes nazis.

Il n’entre pas dans les compétences de la justice allemande de juger les crimes nazis commis en dehors de la juridiction allemande.

La justice allemande fait partie des vaincus. Elle n’a juridiquement aucune qualité pour juger les crimes du Reich autre que ceux commis sur le sol allemand.

La République fédérale d’Allemagne, dite Allemagne de l’Ouest, à protégé les nazis durant toute la période où il y avait des cadres qui pouvaient répondre de leurs actes. Comme le général commandant le massacre d’Oradour-sur-Glane.

Maintenant, le même Etat nous sert la ratonade d’un employé subalterne comme le solde de tout compte des crimes des millions de cadres allemands.

Le foutage de gueule, l’insulte faites aux victimes, aussi bien les morts que les Peuples asservis sont totaux.

Vous jugez un ouvrier, et non un cadre diplômé ou capitaliste, vous le jugez pour avoir été un « rouage » ».

Pourquoi n’est-ce pas Helmut Schmidt qui est dans le prétoire ? Lui, au titre d’officier de l’armée allemande en Russie est un « rouage » et un authentique « criminel contre l’Humanité ». A moins que lui ait mené le bon combat.

Personne ne vous a demandé de salir les victimes du nazisme, que ce soit les morts ou les peuples asservis par les soins de vos prédécesseurs.

Il est manifeste que l’Etat allemand utilise cette caricature de procès antinazi pour installer l’Allemagne comme la source de la norme démocratique en Europe. Autrement dit, reconstruire le Reich.

Ce tribunal profite de la défaite de l’Union soviétique, de l’interdiction des partis communistes, de l’Anschluss vis-à-vis de la République démocratique allemande, dite Allemagne de l’Est, pour capter l’héritage des combats antinazis.

Il se sert de la notion américaine de faute perpétuelle pour asservir l’histoire par le droit du plus fort. Une fois de plus.

Le seul service que ce tribunal peut rendre à la démocratie est de se déclarer incompétent et de déclarer que les dossiers des personnes nazies sont clos.

Ce serait le signe que la RFA est capable d’être moralement autre chose qu’un IVème Reich.

Vous n’avez pas été capables de maitriser l’ivresse du pouvoir de 1933 à 1945, jusqu’à la dernière cartouche.

Vous n’êtes visiblement pas capables de la maitriser aujourd’hui.

Ce procès est une saloperie immonde la perpétuation par les petits enfants de la criminalité de leurs grands-parents et arrière-grands-parents.

Je vous prie d’agréer, Monsieur l’ambassadeur, l’assurance de ma considération distinguée,

Marc           SALOMONE

mercredi, février 03, 2016

03.02.16, benzema, valbuena, contrôle judiciaire, boutard, juge d'instrution, Valérie de Senneville, Isabelle Horlans, maffieux,




Paris, le mercredi 3 février 2016


Nathalie Boutard
Juge d’instruction
TGI de Versailles

5 Place André Mignot,
78000 Versailles
Tel. : 01 39 07 39 07
Télécopie : +33 1 39 07 38 96

webmestre.ca-versailles@justice.fr webmestre.ca-versailles@justice.fr




Madame la juge d’instruction,

1)- Préambule
La presse nous annonce la levée du contrôle judiciaire imposé à M. Benzema.

Le même mois de janvier 2016, sort le livre de Valérie de Senneville, Isabelle Horlans, deux journalistes, grands reporters, habituées des prétoires : « Les grands fauves du barreau ».

Je connais ce livre par l’interview, concernant l’affaire dit de la Sextape, qu’elles donnent au journaliste Nicolas Jucha, de Sofoot, le jeudi 21 janvier 2016. Vous le trouverez ci-joint.
Cette interview est une charge particulièrement brutale contre les accusations publiques portées contre M. Benzema et contre l’action de M. Valbuena dont elles s’arrogent la présentation. Ce dernier est traité comme un être malfaisant qui cherche à exister en ruinant la carrière d’un héros.

Par ces journalistes, certaines castes CSP+ font savoir qu’elles ont choisi leur camp et que l’action judiciaire concernant « une vulgaire histoire de sextape » ou « une histoire de sextape à deux balles » doit s’arrêter.

Cette initiative influe évidement sur la justice en préparant le terrain à l’évidence publique de l’inanité de l’action judiciaire visant M. Benzema et du ridicule dans lequel s’inscriraient des magistrats ringards qui la poursuivraient.

A ce sujet, j’ai l’honneur de vous communiquer les remarques citoyennes qui suivent sur l’évolution publique de l’Affaire dite de la Sextape.

2)- L’Ainée italienne
En Italie, actuellement, se tient un grand procès anti-mafia.
a- Les prévenus sont des cadres de la société civile, dont certains sont élus au suffrage universel, de la droite et de la gauche gouvernementales.
b- Les juges italiens doivent se rendre en prison pour les juger par incapacité de faire respecter la sécurité des Palais de justice

L’une des raisons du transport de la justice hors de ses Palais est que les citoyens italiens ont laissé s’organiser une présentation publique factieuse des affaires judiciaires concernant la criminalité maffieuse.

Nul n’a protesté quand les personnes physiques et morales bien intentionnées ont tourné les procédures en dérision en affirmant avec arrogance l’évidente innocence des condamnés, la perversité des juges, l’intéressement des avocats, la naïveté des assassins, la sympathie des complices, l’imbécilité des victimes, l’immoralité de leurs soutiens.

A l’arrivée, ce sont les juges et les honnêtes gens qui ont peur.



3)- M. Benzema
Les éléments publiés par la presse, légaux ou non, nous indiquent sans équivoque que M. Benzema s’est fait le porte-parole d’un réseau de voyous auprès de M. Valbuena.

Il a transporté leur parole, leur volonté, la structure de leur action, à Clairefontaine, lieu d’entrainement de l’équipe de France ; autrement dit, dans l’enceinte administrative et immobilière de l’Etat.

En transportant une activité criminelle au sein de l’Etat, M. Benzema a parachevé l’organisation d’une activité maffieuse.

Celle-ci se définie comme la pénétration et l’installation d’une activité criminelle privée dans la sphère des Pouvoirs publics.

4)- M. Valbuena
La réponse de M. Valbuena a été remarquable. Il a spontanément mobilisé la police.

a- Le 17 septembre 2013, le footballeur Lilian Thuram a été décoré de la légion d’honneur au moment où sa femme portait plainte contre lui pour des violences conjugales.
b- Le footballeur Valbuena qui a déjoué l’installation d’un réseau maffieux dans le sport de haut niveau a été effacé de la promotion de janvier 2016.

Si le Pouvoir exécutif avait été capable, à sa place, de prendre ses responsabilités et de désigner à la jeunesse un vrai héros, les choses auraient été plus simples tant pour les sportifs que pour les magistrats. La charge émotionnelle de cette affaire aurait été distribuée de façon plus rationnelle.

5)- Les suites judiciaires
Si les magistrats apportent une rigoureuse démonstration de l’innocence de M. Benzema et de l’inexistence des faits rapportés, chacun en prendra acte.

Comme les faits qui ont été présentés paraissent solidement établis, il est crédible de penser qu’ils seront confirmés par la justice, au moins quant à leur logique maffieuse.
Ce que veulent obtenir les clans représentés par ces deux journalistes, c’est que la confirmation des faits soit assortie de leur minimisation, voire de leur ridiculisation.

Ce faisant, l’Etat, le « juge judiciaire », les « petits juges », perdraient publiquement leur bras de fer avec les nombreuses stratégies de pénétrations maffieuses des milieux sportifs.

Ils devraient alors progressivement accepter de négocier avec la canaille comme avec une instance légale représentative et distinguer avec elle ce qui est important de ce qui est « vulgaire » ou « à deux balles ».

Ce qui peut inquiéter les français, c’est de penser que l’ordre public, l’intégrité de l’Etat, ne sont pas garantis.

En vous remerciant pour votre attention,

Je vous prie d’agréer, Madame, l’assurance de mes salutations distinguées,


Marc SALOMONE
Ouvrier Retraité


PS : L’interview citée :


Avec Valérie de Senneville, Isabelle Horlans vient de publier Les grands fauves du barreau, un ouvrage dans lequel elles expliquent comment les grands avocats pénalistes utilisent les médias afin d'influencer leurs procès. Forcément, elle n'est pas passée à côté de l'affaire de la sextape et ne s'étonne pas des fuites, beaucoup plus de la stratégie éditoriale du Monde.

Propos recueillis par Nicolas Jucha jeudi 21 janvier

Question :
En tant que chroniqueuse judiciaire, vous vous êtes intéressée à l'affaire de la sextape entre Mathieu Valbuena et Karim Benzema ?

Réponse :
C'est tellement disproportionné que cela a fini par m'intriguer et j'ai voulu comprendre. J'ai été stupéfaite quand Le Monde a mis cette affaire à la Une à deux reprises. Autant je peux comprendre que tous les journaux spécialisés s'émeuvent de la situation, car elle a des répercussions sur l'équipe de France, autant j'ai été intriguée de voir Le Monde s'en emparer. Cela donnait une autre dimension à l'affaire, il y a une tentative de manipulation évidente.
Question :
Tentative de manipulation, vous évoquez les gens qui donnent accès à des éléments de l'instruction aux journalistes du Monde ?

Réponse :
C'est ça. Quand on a enquêté pour notre livre, plusieurs avocats nous ont expliqué qu'il y a des stratégies lorsque l'on veut porter une affaire à la connaissance du public sous un angle spécifique qui peut servir son client. On choisit un journal, on choisit même des journalistes parfois. Là, le fait de choisir Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ce n'est pas innocent, le fait de choisir Le Monde l'est encore moins. Cela me rappelle Olivier Metzner qui avait choisi Pascale Robert-Diard, la chroniqueuse judiciaire du Monde, pour essayer de publier les enregistrements que le majordome de Liliane Bettencourt avait réalisés à son insu. Journaliste prudente et aguerrie, elle n'est pas entrée dans la combine. À l'évidence, Gérard Davet et Fabrice Lhomme - je n'ai rien contre eux, j'aurais peut-être fait comme eux - ont été choisis délibérément par la personne qui veut que Mathieu Valbuena soit considéré comme la victime de Karim Benzema. Les raisons profondes nous échappent, mais elles font de Karim Benzema un être épouvantable qui doit être interdit de tout, y compris de l'équipe de France. Cela va au-delà de l'affaire en elle-même, il y a quelque chose d'autres et une manipulation profonde.
« Le secret de l'instruction n'existe plus, c'est une fumisterie. Il est bafoué minimum deux à trois fois par mois à l'échelon national. »Isabelle Horlans

Question :
La manipulation dont vous parlez, elle vient de l'un des deux camps dans chaque affaire - demandeur ou défendeur -, voire du procureur...
Réponse :
Bien sûr, toutes les parties peuvent être susceptibles de faire avancer les choses en communiquant. Par exemple, dans l'affaire Bettencourt, il est évident que la juge Isabelle Pruvost-Desprez, alors saisie de l'affaire, avait intérêt à ce que le dossier soit suivi par des journalistes, car le procureur Philippe Courroye freinait la procédure. Donc elle avait intérêt à ce que cela sorte, et il y a toujours quelqu'un dans le dossier qui a intérêt à orienter ou à faire évoluer le dossier. Dans l'affaire Benzema-Valbuena, on ne peut pas imaginer la juge d'instruction Nathalie Boutard donner ses procès-verbaux. D'abord parce qu'elle n'a aucune raison de le faire - elle mène son instruction doucement mais sûrement - et elle a l'air d'être prudente. Ensuite, personne ne semble l'empêcher d'instruire, elle a mis en examen Benzema depuis trois mois... Aucune raison de faire fuiter la procédure. On peut très facilement identifier que c'est l'avocat de Valbuena, ou Mathieu Valbuena lui-même - même si j'imagine plus son entourage professionnel ou judiciaire le faire - qui font fuiter l'affaire. Qui est magnifiquement mis en avant dans Le Monde depuis le début ? C'est Mathieu Valbuena. D'ailleurs, Le Monde est le seul journal auquel il a accordé une interview jusqu'à son passage dans Téléfoot. La manipulation est extrêmement simple, Valérie de Senneville et moi, on l'a vécu des dizaines de fois, même plus. On a un avocat qui nous dit «  tu sais, l'histoire est passionnante, je t'arrange le coup avec mon client, il ne va parler qu'à ton journal et je te donne accès au dossier.  » J'ai dû le vivre au moins cinquante fois, pas toujours sur des affaires prestigieuses, notamment en régions. Dans la presse quotidienne régionale, vous avez fréquemment un avocat qui vous fournit des éléments de la procédure afin que vous nourrissiez vos articles. Vous lui faites sa pub, ou vous parlez de son client pour le sortir d'un mauvais pas. En l'occurrence, Mathieu Valbuena est la victime, c'est incontestable, mais il y a d'autres choses derrière qui ont fait prendre des proportions considérables à cette affaire.

Question :
Cela veut dire que le secret de l'instruction est une légende ?

Réponse :
C'est une vaste blague, le secret de l'instruction. C'est honteux qu'il y ait encore des gens poursuivis pour violation du secret de l'instruction ou recel de violation du secret de l'instruction. C'est scandaleux dans la mesure où tout le monde sait comment cela fuite.
À chaque fois que vous voyez un procès-verbal dans la presse, cela ne peut que venir des gens qui ont eu accès au dossier, c'est une évidence, j'enfonce une porte ouverte. À partir du moment où cela ne peut venir que d'une personne qui y a accès... Si les juges d'instruction voulaient vraiment préserver le secret de l'instruction, il ferait en sorte que ce soit mieux contrôlé. Là, les sanctions sont tellement dérisoires que tout le monde passe par-dessus allègrement. Le secret de l'instruction n'existe plus, c'est une fumisterie. Le secret de l'instruction est bafoué minimum deux à trois fois par mois à l'échelon national. Je ne parle pas de l'échelon régional via la PQR où cela passe plus inaperçu.
« Pour l'avocat de Mathieu Valbuena, c'est du pain béni d'avoir Le Monde dans sa poche. Si ce n'est pas lui, c'est le joueur lui-même ou son entourage proche. Ce n'est pas l'entourage de Karim Benzema qui fait fuiter les PV, c'est sûr. »Isabelle Horlans

Question :
Dans l'affaire de la sextape, à vous entendre, le fil est particulièrement gros. Cela semble évident, et le fait que Mathieu Valbuena ait accordé une interview au Monde apparaîtrait presque comme un aveu...

Réponse :
C'est une manière de remercier le journal. Si vous appelez Alain Jakubowicz, l'avocat de Karim Benzema, il doit être fou de rage. Une histoire comme celle-là, une histoire de sextape, une «  tentative de chantage  » qui n'a pas abouti, cela n'a pas vocation à faire la Une du Monde et à avoir plusieurs pages dedans. Cela n'existe pas, on n'a jamais vu Le Monde accorder autant de place à une vulgaire histoire de sextape. En temps normal, cette affaire peut faire les choux gras de la presse spécialisée et de certains journaux comme Le Canard enchaîné qui peuvent rire de l'affaire. Mais la porter de cette façon et mettre Karim Benzema au banc des accusés, le condamner avant même qu'il n'ait été jugé... C'est finalement au cœur du sujet de notre livre : ici, on a un procès médiatique qui a déjà été instruit, Benzema a été complètement pilonné, surtout par Le Monde. La Une du Monde à deux reprises, cela a un impact catastrophique pour ce garçon que je ne connais pas. Je ne le défends pas, mais quand même... Comme l'a dit Valbuena, «  il n'y a pas eu mort d'homme  » .



Question :
Le choix du Monde est loin d'être anodin, c'est plutôt un média sportif qui aurait dû être à fond dessus...

Réponse :
Évidemment, il y a d'ailleurs peut-être eu tentative de manipulation d'un grand quotidien comme L'Équipe. Dans l'affaire des enregistrements de l'affaire Bettencourt, avant d'être contactés, Le Point et Médiapart étaient des seconds couteaux. D'autres comme Le Monde avaient été sondés avant. On l'a su après. Peut-être qu'un jour, on connaîtra le dessous de l'affaire, mais ce qui est certain, c'est que Le Monde n'a pas été choisi au hasard. Le choix de faire cela n'est pas innocent non plus, comme le choix d'en faire la Une deux fois aussi. Surtout dans un contexte comme vous le savez très douloureux. Il y a les attentats, un contexte en France qui donne lieu à traiter d'autres sujets que la sextape. Pour l'avocat de Mathieu Valbuena, c'est du pain béni d'avoir Le Monde dans sa poche. Si ce n'est pas lui, c'est le joueur lui-même ou son entourage proche. Ce n'est pas l'entourage de Karim Benzema qui fait fuiter les PV, c'est sûr.
« C'est une histoire de sextape à deux balles à la Une du Monde deux fois. C'est insensé. À la base, cela ne m'intéresse pas, mais à partir du moment où je le vois dans Le Monde, j'imagine que c'est énorme et je lis. »Isabelle Horlans

Question :
Son procès public a été instruit, dites-vous à propos de Benzema. C'est le cœur de la stratégie de celui qui organise les fuites ? User de l'opinion publique pour influencer le procès ?

Réponse :
Même si on perd le procès et que l'on a l'opinion publique derrière soi, c'est une victoire. Regardez l'attitude de la FFF. Elle s'est emparée de l'affaire de façon active en tant que partie civile à partir du moment où Le Monde a sorti le dossier en Une et en a fait des tonnes. Dès lors, l'opinion publique a été alertée et s'en est émue. Cela a entraîné des conséquences fâcheuses pour Benzema. Il y a clairement quelqu'un qui veut se faire Benzema. Il a servi d'intermédiaire certes, mais ce n'est pas l'escroquerie du siècle. Il y a des gens bien plus retors, qui, en délinquance, ont fait des choses bien plus horribles, et n'ont pas ce traitement-là. Je ne plaide pas pour lui, mais il faut ramener les choses à leurs justes proportions.
C'est une histoire de sextape à deux balles à la Une du Monde deux fois. C'est insensé. Le Monde a entraîné l'opinion publique. À la base, moi, cela ne m'intéresse pas, mais à partir du moment où je le vois dans Le Monde, j'imagine que c'est énorme et je lis. Il y a ensuite effet boule de neige et c'est la catastrophe pour le joueur. Professionnellement, il est presque mort. Heureusement que tout le monde ne le lâche pas.

Question :
Et les dégâts sont irréparables même s'il y a une relaxe...

Réponse :
Exactement. La juge l'a mis en examen en novembre, le procès sera au mieux en audience dans 10 mois. Donc cela veut dire qu'il va se traîner ce boulet durant toute l'année 2016. Si, comme pour DSK, le tribunal le relaxe - je ne connais pas le dossier, mais c'est possible, car ce n'est pas l'affaire du siècle - ou lui inflige une peine légère, il aura déjà payé un lourd tribut pendant un an et demi. Médiatiquement, il aura été torpillé, avec les conséquences professionnelles que cela comporte. Un an et demi dans la carrière d'un footballeur de ce niveau-là, c'est énorme. Au niveau des sponsors par exemple... C'est un préjudice en cascade pour Benzema en raison de la publicité faite autour de l'affaire. Il a fait une grossière erreur, un délit. Il est footballeur, ok. Mais pour autant, doit-il être condamné et cloué au pilori avant le procès ? Normalement non, mais on en est arrivé là parce que des avocats et journalistes se font fort de régler leurs affaires par presse interposée avant que les juges ne se soient prononcés sur les dossiers. C'est ça, le XXIe siècle. Vous pouvez être condamné trois ou quatre ans dans l'opinion publique. Si vous êtes Eric Woerth, Dominique Strauss-Kahn ou Karim Benzema, vous pouvez vous en relever, car vous aurez toujours des journalistes pour vous donner la parole après votre relaxe ou réhabilitation. Mais si vous êtes M. Dupond ou M. Durand, vous ne vous en relèverez jamais. C'est ça qui est très grave.

Propos recueillis par Nicolas Jucha

dimanche, janvier 31, 2016

141- caresche, sarkozy, sauvage, grace présidentielle, 01.02.16




Paris, le lundi 1er février 2016 



Pour : M. le procureur de la République


Copie à :
M. le Président de la République
M. le Premier Ministre
M. le Garde des Sceaux

M. le Premier Président de la Cour de Cassation

Mme la Présidente de la Cour d’Appel
Mme la procureure générale
M. le Président du TGI

M. le Directeur de la police judiciaire

Monsieur le Bâtonnier,

M° Joxe

Syndicat de la magistrature
Union syndical des magistrats
Syndicat des Commissaires de police

Mme Simonnot, journaliste






Monsieur le procureur de la République,

1)- M. Caresche et la Grâce constitutionnelle
M. Caresche, député, est invité à l’émission Parlement Hebdo de LCP, le vendredi 29 janvier, à 18h.

1- Mme Sauvage
Les journalistes demandent au député son avis sur l’octroi possible d’une Grâce présidentielle à Mme Jacqueline Sauvage.

Celle-ci a été condamnée à dix ans de prison ferme, dont cinq années de sureté, c'est-à-dire incompressibles, pour avoir tué son mari après avoir subi, ainsi que ses enfants, 47 ans de violences et de viols de la part de celui-ci.

Le sursis aurait permis de rendre une justice sereine.

L’ajout d’une peine de sureté, créée par le Garde des Sceaux Badinter en substitution à la peine de mort, au lieu d’un sursis, indique à la fois :
a- La violence de la charge judiciaire contre cette femme battue ;
b- L’installation de la part des magistrats d’une épreuve de force avec le Pouvoir exécutif pour le contrôle de la population.

La Grâce présidentielle rendue n’est pas une amnistie. Elle est une forme de sursis. Les magistrats auraient pu le faire.

Une fois de plus les cadres de l’Etat se sont servis d’une personne vulnérable pour prendre les institutions en otages de leurs guerres entre Pouvoirs.

En amenant le Président de la République à prendre une mesure qui relève de la Cour d’Assise ; ils ont contribué à déstabiliser l’Etat.

2- M. Caresche
Après avoir affirmé que le principe de la Grâce est royal et donc contraire aux principes de la République, M. Caresche profite de la clôture de l’émission pour lancer « La grâce présidentielle doit être supprimée ».

M. Caresche se pose ainsi en pourfendeur de l’exercice de la souveraineté du Peuple en se prononçant contre une disposition constitutionnelle de Grâce présidentielle.

Nous comprenons que la femme battue serve de terrain d’affrontement entre les Pouvoirs. Ce sont les faits.

Par contre, nous n’admettons pas que le député Caresche se mêle de ce débat de droit. Du moins en l’état de sa situation judiciaire.

2)- La place de M. Caresche

1- Les dates
Ce député a déclaré : « Nous avons eu du mal à contourner la loi mais nous y sommes parvenus ».
Cf., France 5, « C'est-à-dire », journaliste : Gilles Dansart.

Il parlait alors, vers 2008, du financement des projets immobiliers religieux de l’équipe municipale de Paris conduite par M. Delanoë, dont il était aussi un Adjoint.

Le 30 avril 2011, un article de Mme Kristeva, psychanalyste, permet de deviner que les moyens de contournement de la loi évoqués par M. Caresche auparavant étaient probablement la spoliation des crédits affectés aux handicapés.

Le 11 janvier 2014, Mme Emeyé, journaliste, présente son livre à Canal+, Chez Ardisson.

Le 20 janvier 2014, cette intervention m’a convaincu de rassembler ces trois faits et d’adresser une demande d’enquête à M. le procureur de la République.

Le 21 janvier 2015, j’étais auditionné par la Direction de la police judiciaire (DPJ).

2- Les faits
Au titre de député et d’adjoint au Maire de Paris, M. Caresche, a participé à une action dont il dit lui-même qu’elle est illégale, collective, préméditée, poursuivie.

C’est un fait indépendant de toute appréciation.

Les exigences républicaines de M. Caresche sont telles qu’il est crédible de dire que cette action vise :
a- A détruire la loi 1905 ;
b- A pervertir la tenue des finances publiques ;
c- A spolier les plus vulnérables de nos concitoyens ; la totalité des handicapés de Paris.



3)- L’entre-soi
L’enquête parait bloquée tout comme l’ouverture d’une enquête sur le détournement de fonds publics, visant au viol et à la prostitution d’une députée, rapporté par Mme Guillaume dans son livre Le Monarque, son Fils, son Fief.

M. Caresche ne doit donc son magister juridique qu’à une grâce parquetière et policière dont les auteurs et le bénéficiaire auraient bien du mal à rendre compte publiquement.

La Grâce qu’il récuse est constitutionnelle. Celle dont il bénéficie est de connivence, privée, illégale. Elle est produite par l’entre-soi et dispense M. le député de répondre devant la justice de ses proclamations, es qualité.

4)- M. Caresche et M. Cahuzac
Le député Caresche relève de la même disqualification que le Ministre Cahuzac lorsqu’il expose un point de vue légal, institutionnel, sur la criminalité et l’action de la justice.

Ils ont tous deux failli pareillement dans l’exercice de leurs fonctions.

La seule différence est que M. Cahuzac est tombé dans les filets des règlements de comptes bavards des réseaux de cadres dirigeants alors que M. Caresche est le bénéficiaire de l’omerta de ces mêmes réseaux.

5)- L’omerta

1- Deux dénonciations
Au titre de contribuable, j’ai déposé une dénonciation dans deux affaires distinctes :
a- La dénonciation d’un détournement de fonds publics, à Paris, conditionnant le viol et la prostitution d’une députée ;
b- La dénonciation d’un détournement de fonds publics conditionnant la possible spoliation de la totalité des handicapés de la Commune de Paris.
c- La spoliation des handicapés à Paris semble continue. Les handicapés sont chassés de Paris.

L’art.40 du Code de procédure pénal fait obligation aux magistrats de signaler tous les crimes dont ils ont connaissance.

Que font-ils ? Ils se taisent, ne signalent rien ou protègent les présumés coupables parceque ceux-ci sont des « forts » qui s’en prennent à des « faibles ».

Ils garantissent donc la réussite de l’entreprise criminelle.
2- L’une des dénonciations
En réponse à ma demande d’examen des faits rapportés par Mme Guillaume, concernant la députée, je n’ai reçu que des faux et usages de faux en écritures publiques de la part des autorités judiciaires aux fins d’empêcher la présence d’un avocat.

La seule lettre évoquant les faits vient de M. le Vice-Président du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris, au nom de Mme la Présidente, le 25 février 2014.

Ce courrier vise uniquement à égarer la justice dans la qualification des faits. Il reconnait le « crime de viol » pour spécifier que n’en étant pas victime, je ne suis pas autorisé à déposer une plainte.

Par cette opération d’apparence professionnelle, le magistrat fait oublier le « détournement de fonds publics » dont je peux demander l’examen au titre de contribuable. Il ajoute des menaces.

J’ai l’habitude des menaces, des tortures, pour me faire retirer mes plaintes pour viol. Même quand je suis « victime » la réponse est un bras d’honneur ; à tous les échelons de la magistrature.

La seule passion des magistrats est de traiter les français pauvres en sous-hommes.

6)- La jurisprudence
Cette omerta judiciaire pour les criminels peut devenir une vraie solidarité, une action commune dans les cas d’agressions de personnes faibles, vulnérables, handicapées.

Cette proximité structurelle est la garantie de l’utilité sociale du crime. C’est particulièrement pertinent pour les deux cas évoqués.

Il s’établit une jurisprudence d’un droit à disposer des personnes faibles, vulnérables, handicapées.

Historiquement, cette pratique du droit est une des filières de formation idéologique des prédateurs terroristes. Ils ont commencé par apprendre qu’il existe un type de butin humain à saisir. Puis, ils ont élargi leurs bases de données.



7)- Rester et résister
Dans les deux affaires mentionnées, impliquant M. Caresche et M. Sarkozy, la justice est le paillasson sur lequel les criminels présumés s’essuient les pieds.

Pour les pauvres, les faibles, les vulnérables, les handicapés, etc., c’est la règle.

Mme la Garde des Sceaux a couvert les faux et usages de faux en écritures publiques visant à interdire la présence d’un avocat.

Elle l’a fait parcequ’elle divise les justiciables entre « ceux qui me ressemblent » qui ont droit à la justice et les autres qui n’ont droit à rien.

Après le « départ » de la « résistante », il reste légitime :
1- De demander aux magistrats de faire en sorte que les délinquants présumés qui détournent des fonds publics pour violer et prostituer une députée ou pour spolier et opprimer la totalité des handicapés parisiens, soient contraints d’examiner leurs fautes sous le regard de la justice.

2- De demander l’examen de l’attribution de l’Aide juridictionnelle demandée depuis le 17 avril 2014, aux fins de la présence d’un professionnel du droit pour parler à d’autres professionnels.

Les magistrats ont accepté de juger de cette demande sur la base de faux produits par eux-mêmes.

8)- Conclusion
M. le Président de la Cour de Cassation et M. le Procureur général proclament : - « Il y a un risque considérable pour l’Etat de droit »
- « Gouvernement, parlement, Conseil constitutionnel, ont convergé pour ne pas designer le juge judiciaire dans ces lois récentes ».

Vous devriez tout de même nous expliquer à quoi sert le « juge judiciaire ».

En vous remerciant de votre attention et dans l’attente de vous lire,

Je vous prie d’agréer, M. le Procureur de la République, l’assurance de mes salutations distinguées,


Marc SALOMONE