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Paris,
le jeudi 1er novembre 2018
Pour
M. Julien DENORMANDIE
Ministre
auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des
Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ville
et du Logement
Réf. :
Votre courrier du 8 décembre 2017
Référence
: BDC/CCY/D/17011946/M R
Aux
bons soins de Mme Julie Lavet
Conseillère
spéciale
En
copie :
M.
Bertrand, Ministre, Président des Hauts-de-France
Sénateur
Rapin
Monsieur
le Ministre,
Madame
la Conseillère spéciale,
Ce
premier novembre, je vous écoute chez Bourdin.
La
parole de l’État aurait plus de poids s'il était connu qu'il
respecte déjà ses engagements envers ceux auprès desquels il en a
pris.
Par
exemple :
D'une
part : les enfants de la Dass-Ase, les Cotorep.
D'autre
part : la parole du préfet réquisitionnant des logements pour
les susdits.
A
l'expérience, l’État ne ne sent comptable ni d'examiner
positivement les demandes des premiers ni de donner suite aux
décisions de ses représentants les concernant.
Dans
le cas que vos services connaissent bien ; celui de telle famille :
1-
J'ai dû emprunter 300 euros à 19%, sur une retraite de 959 euros
pour faire sortir leur dossier de Retour au pays des sabotages des
administrations parisiennes : CAF, Tutelle, Paris-habitat.
Excusez
du peu.
2-
Le récapitulatif de leur demande qui leur a été adressé par la
Préfecture indique que celle-ci a été parfaitement comprise.
3-
On leur a expliqué, depuis la décision d'attribution d'un logement
à Hesdin par le Préfet du Pas-de-Calais, que la Commission
d'attribution n'attendait que leur fiche de loyer sans dette.
a-
En effet, les administrations parisiennes organisaient
systématiquement une dette artificielle.
b-
Celle-ci n'a cessé que parce que je l'ai payée et qu'il n'a plus
été possible de la produire.
4-
A la production du dossier conforme, il leur a été dit qu'en fait
la Commission ne statuerait que sur présentation d'un logement, en
l'espèce individuel.
5-
Justement, ça tombe bien, il n'y en a pas et il faudra attendre
d'abord un mois, puis maintenant deux ans, etc.
6-
Au final, on va les loger comme depuis 23 ans à Paris, dans un
logement d'urgence dont aucun migrant n'aura voulu.
a-
Ils y retrouveront la même insécurité et les mêmes cafards qu'à
Paris.
b-
Comme à Paris, ce sera ça ou la rue.
En
2018 :
a-
Le père, à déjà eu deux transports aux Urgences pour troubles
cardiaques dus au Stress.
b-
La mère, en septembre, un transport aux Urgences pour idem.
c-
Le fils aîné, en octobre, idem.
Encore
un effort et le dossier pourra être refermé avec la satisfaction du
devoir accompli.
L'Etat
s'est engagé auprès des Parents et des Enfants en les saisissant à
la naissance et en se proclamant leur tuteur légal. C'est à dire en
s'engageant à se conduire en bon père de famille.
a-
Les parents n'ont ni formation ni diplôme ni permis de conduire.
b-
Les trois enfants valides, ont été virés de façon calculée à 18
ans sans formation ni diplôme ni permis de conduire. Leur parcours
pour l'emploi est une humiliation permanente.
c-
Le quatrième, autiste, va peut être s'en sortir.
Désormais,
les parents ont peur de dire qu'ils sont Pupilles de la Nation et que
leurs enfants ont été à la Dass. Ils savent que cela leur porte
tord auprès de l'administration publique et l'expérience le
confirme. Bravo !
Ils
ne font pas parties de ces populations qui sèment la terreur dans
toute la banlieue comme celles dont vous avez parlé avec M. Bourdin.
Ceci explique sans doute en partie cela.
Ayant
été violé moi-même deux fois, étant adulte ; je connais la
propension des autorités à se laisser subjuguer par les
démonstrations de force au détriment du droit et de la justice.
M.
le Président de la Région des Hauts-de-France a eu une présence
particulièrement utile dans le suivi de ce dossier ainsi que M. le
Sénateur Rapin.
Je
vous prie donc de bien vouloir prendre langue avec le Président
Bertrand afin que le dossier de cette famille soit solutionné dans
des délais juridiquement raisonnables et qu'on organise une visite
des lieux avant toute décision. J'ai prévu d'emprunter pour la
location d'une voiture.
1-
La naissance du père à Hesdin et de la mère à Lille,
2-
La prise en charge de chaque membre de la famille par l’État à la
naissance et la reconduction générationnelle de la vulnérabilité
de chacun par défaut du Tuteur.
3-
Cette reconduite de l’exclusion est contraire aux décisions
récentes de l’État sur la pauvreté.
Mais
l’État doit-il tenir ses engagements à l'égard de ses Pupilles,
tels le père?
4-
23 ans de logements d'urgences (1995), six ans de demande de Retour
au pays (2012), un an de décision préfectorale (1er décembre
2017),
5-
Cela est en effet constitutif d'un dossier prioritaire.
Nous
avons compris que les audiences ne sont pas pour nous. Mais qu'au
moins on leur parle.
En
vous remerciant de votre attention et dans l’attente de vous lire,
Je
vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, Madame la Conseillère
spéciale, l’assurance de mes salutations distinguées,
Marc
SALOMONE
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