dimanche, janvier 20, 2019

20.01.19, contribution 3, indemnisation 26, débat national indemnisation, pénal, conséquences excessives

blog : madic50.blogspot.com / Livre : Les Deux formes, éd. Amazon

Paris, le dimanche 20 janvier 2019

CONTRIBUTION (3) AU DÉBAT NATIONAL VOULU PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN 2019. L'INDEMNISATION ET LE PÉNAL.

(Suite de la réflexion n°25 du 10 janvier 2019, cf. : madic50)

1)- Les faits
Le Canard Enchaîné, mercredi 16 janvier 2019, p. 5, « La caravane casse ».
1- Le 7 octobre 2014, sur le site de du projet du barrage de Sivens les gendarmes procèdent à une évacuation de zadistes.
a- L'un d'eux jette une grenade dans une caravane sans fenêtres.
b- L'une des occupantes est grièvement blessée : dix jours d'hospitalisation, douze mois de soins et de rééducation. Elle souffre toujours de stress post-traumatique.
c- l'article ne dit pas s'il y en a d'autres.

2- Le 8 janvier 2019, le gendarme comparait devant le Tribunal correctionnel de Toulouse pour : « violences volontaires aggravées avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique ».

3- Verdict :
a- 6 mois de prison avec sursis. 6 mois d'interdiction de port d'arme. 1000 euros au titre des frais de justice.
b- Renvoi à une audience début avril pour évaluer et chiffrer le préjudice.

Il a donc fallu cinq ans pour juger au pénal et fixer une date de chiffrage de l'indemnisation.
2)- Un cas courant
Ce cas est intéressant car il est l'exemple type d'une série courante. Lors d'un trouble civil les propres procédures de l'Etat et les confusions qu'elles engendrent paralysent son action et permettent à des tiers civils de le placer en opposition avec la population.

1- Le gendarme n'est pas jugé principalement ou uniquement sur la faute de service commise mais aussi et peut être prioritairement sur les effets humains de cette faute.
2- La victime doit attendre 5 ans pour être indemnisée et cette indemnisation est suspendue à la décision pénale. C'est le jugement pénal qui ouvre le droit à une indemnisation. Si le gendarme est acquitté, l'indemnisation n'est sûrement pas du même montant.
3- L'indemnisation sera payée par l’État par une prédation du Trésor public.
4- Son chiffrement tiendra compte de ce qu'elle est une prédation du Trésor public. Elle sera donc minimisée au mieux par les magistrats qui sont comptables des finances publiques.
5- Pendant tout ce temps, cette affaire permet à des forces civiles particulières de produire et reconduire à l'envie un conflit de l’État avec la population et de ce fait de contrôler ponctuellement l’État et d'en modifier le fonctionnement.
6- On rencontre cette reconduction des affrontements initiaux par la procédure dans un grand nombre de cas qui n'ont pas tous la même portée politique et institutionnelle : erreur médicale, marins noyés en mer, accidents industriels, etc.

3)- Les conséquences excessives
En refusant de suivre le procureur de la République dans sa demande « d'interdiction de maintien de l'ordre pendant au minimum trois ans » ; le Tribunal stipule que la faute du gendarme porte d'abord sur la bonne observance ou non des règles de services.
a- Le gendarme a peut être un incompétent dont la suite de la carrière dépend de la hiérarchie.
b- Il n'a cependant pas été un agresseur qui doit prouver qu'il n'est pas un danger permanent pour le public.
c- Par les six mois avec sursis, le gendarme est prévenu qu'il n'a pas le droit de perdre à nouveau « le fil ».

Il s'en suit que les conséquences matérielles de l'explosion pour les plaignants relèvent des conséquences excessives d'une intervention légale et non d'une action criminelle individuelle.

Les gendarmes doivent procéder à l'évacuation de zadistes sans les mutiler.

Par ce jugement, le Tribunal dit qu'il y a une distinction entre la faute personnelle et le dol qui s'en suit.
1- La faute ressort du procès.
La manœuvre est légale mais sa mise en œuvre inappropriée, dont le gendarme ne peut assumer le déroulement, est une faute pénale.
2- Le dommage relève de l'indemnisation.
Le débordement technique mérite que le donneur d'ordre répare financièrement le dol causé par l'action entreprise sous ses ordres.

4)- Une autre logique
Avec cette distinction déjà actée par le Tribunal, la procédure devrait évoluer et permettre au procureur de la République de déterminer au début de la procédure que :
1- Les tords faits au plaignants ne relèvent pas de l'agression de droit commun mais de conséquences excessives d'une action légale d'évacuation d'occupants sans droit ni titre.
2- L'indemnisation du dol est distinct des responsabilités pénales du fautif particulier.
3- Elle peut donc être décidée, évaluée, payée, sans attendre le procès.

5)- Les modalité d'indemnisation
Cette autre logique d'indemnisation amène à déterminer :

A- Les critères d'indemnisation
L'indemnisation s'établit non en fonction des responsabilités pénales du fautif présumé mais en raison de la seule gravité des tords personnels occasionnés par les conséquences excessives d'une action légal.

a- En l'espèce, le procureur de la République établit qu'il y a un dol qui ne relève pas d'une agression criminelle mais des conséquences excessives d'une procédure légale.
b- Le dol porte sur : dix jours d'hospitalisation, douze mois de soins et de rééducation. Continuation du stress post-traumatique.
c- Il engage immédiatement l'évaluation du dommage et de l'indemnité compensatrice.

B- La détermination du payeur
Puisqu'il n'y a pas de lien entre l'indemnisation et le procès, il faut déterminer qui va payer.

Le responsable financier du dol est le donneur d'ordre de l'action légale. En l'espèce, la gendarmerie autrement dit l’État.

D'autres exemples :
1- Un marin meurt en mer. L'armateur est responsable de l'indemnisation de la mère. Celle-ci ne doit pas avoir à attendre que le Tribunal règle les litiges du droit national et du droit maritime.
2- Un patient opéré pour une appendicite ressort du secteur médical avec une jambe en moins.
Il doit être indemnisé par la personne morale qui a permis cette opération.
Indépendamment de l'examen des fautes pénales éventuelles du chirurgien.
Dans la procédure actuelle, le patient doit accepter le parcours médical que lui assignent les responsables de l'opération et perdre ses deux jambes.
Les responsabilités pénales ne sont pas établies huit ans après les faits.
3- Affaire AZF.
Seize ans après les faits les victimes n'ont toujours pas été indemnisées.
Dans une nouvelle procédure :
a- La faute pénale est certes à déterminer.
b- Par contre le responsable de l'indemnisation est le propriétaire de l'usine qui a explosé.

4- L'indemnisation immédiate permet aux professionnels d'étudier avec soin la jurisprudence pénale et de la faire progresser.

C- Les modalités de paiement
Le fait d'établir une indemnisation non spoliatrice du Trésor public, ou des Trésoreries d'entreprises, écarte des soucis judiciaires le fantôme agressif du payeur.

Cela permet que l'indemnisation soit à la hauteur des préjudices subis et des attentes des justiciables.

6)- L'évolution des places judiciaires
A partir du moment où les plaignants sont reconnus et indemnisés indépendamment du procès, leurs positions respectives dans la procédure deviennent différentes.

En acceptant l'indemnisation préalable au procès, les plaignants reconnaissent la distinction du dol et de l'action qui en est la cause.
a- Ce qui est jugé n'est plus la responsabilité de l'inculpé vis-à-vis du plaignant mais le tord fait à la société par la faute personnelle présumée.
b- L'accusé n'est pas l'auteur d'une agression mais de faits qui ont entraîné des conséquences imprévues et dommageables pour autrui.
c- Il s'en suit que les plaignants ne sont plus directement intéressés au déroulement du procès pénal qui ne parle plus d'eux.

Le procès vise alors à déterminer les fautes professionnelles commises et les qualifications pénales de celles-ci.

Les plaignants peuvent être éventuellement présents pour vérifier que tous les aspects des faits judiciaires sont évoqués par le Tribunal.

7)- Les conséquences publiques
Cette modification des logiques de la procédure a des conséquences publiques.

Les victimes ont été indemnisées et ont accepté la séparation de leur dol et des fautes jugées.

Il s'en suit que durant le procès :
1- les fautes présumées ne peuvent plus être évoquées au nom de la défense des intérêts moraux des victimes. Les parties, y compris le parquet, ne peuvent plus mêler la souffrance des victimes et de la douleur de leurs ayant-droit à l'analyse des fautes pénales présumées du professionnel.



2- Un exemple :
a- Un justiciable rebelle à un contrôle de police voit son anus perforé involontairement par une matraque, il s'agit d'une conséquence excessive et non criminelle.
b- Le fait doit être indemnisé car un contrôle d'identité ne doit pas mutiler.

3- La procédure actuelle
La subordination de l'indemnisation au jugement des acteurs du contrôle transforme la procédure en instrument de mobilisation politique contre la police au nom des souffrances de la victime.

4- Si la procédure est réformée
L'indemnisation distincte du pénal de la victime étant décidée :
a- plus personne ne peut parler au nom de la victime.
b- la justice n'est plus le lieu de poursuite des conflits de la rue entre les forces de l'ordre et les voyous.
c- Elle peut se concentrer sur l'examen de la qualité de la manœuvre légale entreprise.

8)- Conclusion
Il est sans doute possible au Chef de l’État de conduire une expérimentation utilisant des affaires connues de tous pour préparer le vote d'un nouveau dispositif des rapports de l'indemnisation et du pénal, du procès.

1- Elle donnerait aux magistrats et avocats une plus grande variété d'instruments de jugements ou de conseils à leurs clients et à l’État le moyen de sortir du piège de ces désordres dont les solutions actuelles assurent la rentabilité politique.

2- Elle permettrait aux honnêtes gens pris dans ces tourmentes d'obtenir les moyens d'en passer le cap.

3- Elle conduirait ceux qui veulent faire de la politique avec ces événements à en faire ouvertement, ailleurs, sans pouvoir investir astucieusement les lieux des Pouvoirs pour travestir leurs ambitions de les conquérir derrière le masque souvent infâme de la défense de la veuve et de l'orphelin.


Marc SALOMONE



vendredi, janvier 18, 2019

18.01.19 contribution 2, national debate, vote, compulsory vote, citizenship, citizen

blog: madic50.blogspot.com / Book: The Two forms, ed. Amazon

Paris, Friday, January 18, 2019

CONTRIBUTION (2) TO THE NATIONAL DEBATE WISHED BY THE PRESIDENT OF THE REPUBLIC IN 2019

A yellow vest has called the President of the Republic while stating that he has not voted for years. He replied in essence that when you do not vote you can not claim to criticize or hinder the action of public authorities.

Many French people still believe in the officiality of this logic of citizen responsibility and its social significance.

a- They thus state it during their steps for thirds near elective or administrative authorities; for example for housing disabled people.
b- They think they arouse the interest of the authorities towards these vulnerable people.
c- They then realize that it is not so.
d- Instead, they enter into an implicit code of rejection based on the valorization of the tribe, the networks, the associative corporatism, the between-ones.
e- It replaces the disgust now inspires citizenship to the caciques of the Republic and its administrations.

If there is a quality not to mention in a public or social service, with the services of a City Hall or an elected representative; it is the quality of active voter.

This presidential response could have sparked positive thinking twenty years ago.

Today, it presents itself as a further slap in the face of those who know full well that their vote is, at best, pocketed by the elect as a chore of the ancien regime and generally regarded as a gross intrusion into a process. who, basically, do not look at them.

It is also a question of making the exercise of the right to vote compulsory to make it lose all meaning of law and politics. So that it is publicly established that the French are defeated.


Marc SALOMONE

18.01.19 contribution 2, débat national, vote, vote obligatoire, citoyenneté, citoyen

blog : madic50.blogspot.com / Livre : Les Deux formes, éd. Amazon

Paris, le vendredi 18 janvier 2019

CONTRIBUTION (2) AU DEBAT NATIONAL VOULU PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EN 2019

Un gilet jaune a interpellé le Président de la République tout en précisant qu'il ne vote pas depuis des années. Celui-ci lui a répondu en substance que lorsqu'on ne vote pas on ne peut pas prétendre critiquer ou gêner l'action des pouvoirs publics.

Bien des français croient toujours à l'officialité de cette logique de la responsabilité citoyenne et de sa signification sociale.

a- Ils en font donc état lors de leurs démarches pour des tiers auprès d'autorités électives ou administratives ; par exemple pour le logement d'handicapés.
b- Ils pensent ainsi susciter l'intérêt des autorités envers ces personnes vulnérables.
c- Ils constatent alors qu'il n'en est rien.
d- Au lieu de cela, ils entrent dans un code implicite de rejet fondé sur la valorisation de la tribu, des réseaux, du corporatisme associatif, de l'entre-soi.
e- Elle se substitue au dégoût qu'inspire désormais la citoyenneté aux caciques de la République et de ses administrations.

S'il y a une qualité à ne pas évoquer dans un service public ou social, auprès des services d'une Mairie ou d'un élu ; c'est la qualité d'électeur actif.

Cette réponse présidentielle aurait pu susciter une réflexion positive, il y a encore vingt ans.

Aujourd'hui, elle se présente comme une gifle de plus envers ceux qui savent pertinemment que leur vote est, au mieux, empoché par les élus comme une corvée d'Ancien régime et d'une façon générale regardé comme une intrusion grossière dans un processus qui, au fond, ne les regarde pas.

Il est d'ailleurs question de rendre l'exercice du droit de vote obligatoire pour lui faire perdre toute signification de droit et de politique. Afin qu'il soit établit publiquement que les français sont des vaincus.


Marc SALOMONE

vendredi, janvier 11, 2019

11.01.19, housing, minister debate dass

blog: madic50.blogspot.com / book: The two forms, ed. Amazon

Paris, Friday, January 11, 2019 / Subject: Debate and defiance

For Mr. Julien DENORMANDIE / Minister to the Minister of Territorial Cohesion and Relations with Local Authorities, in charge of the City and Housing

Minister,

Please accept my wishes for success and health. I wish indeed the success of your initiative of National Debate and I will participate if the Town hall of the 20th organizes it.

At the same time that you appear for an interview; the polls show that 70% of the French are defiant towards the leading and political executives of the country.

It will not have escaped you that for years I have been insistent with the government authorities to solve a case of school of national solidarity; return to the country of a vulnerable family including two disabled.

I do not do it for the sake of importance but because I have previously exhausted all the so-called solutions of "intermediate bodies". I reported in my letters the voluntary and free obstacles put to this enterprise by people who are appointed to help this family.
a- Just to obtain the transfer of the file from Paris to Pas-de-Calais, I had to borrow to pay a debt created from scratch by the services concerned.
b- In Paris or the Pas-de-Calais the logic is repetitive. We begin by using indifference and, as it does not work, we insult them on the phone because of the intervention of "your Minister".
c- They win because the obstinacy of the Services is indestructible while the mood of the Minister is changing, the Minister too, and the weaker citizens are exhausted and disappear. In 2018, this family experienced four trips to the Emergency Department for the sole reason of stress.

Then you just have to use the old Radical-Socialist trick: Paris is the culprit. Paris, it's you.

It is not by chance that the representatives of the intermediate corps that the Prime Minister receives assign to the Debate the goal of being the place of expression of "anger" and "frustration" instead of concrete proposals. These could possibly challenge them.

We will see.

Anyway, if the government could prove that the French State is able to organize the return to the country of a Cotorep, an autist, four children of the Dass, that is to say of his own children, it would be a small step towards confidence in the institutions and national unity.

Thanking you for your attention and waiting to read you,

Please accept, Sir, the assurance of my best regards,


Marc SALOMONE

11.01.19, logement, ministre débat dass


blog : madic50.blogspot.com / livre : Les deux formes, éd. Amazon

Paris, le vendredi 11 janvier 2019 / Objet : Débat et défiance

Pour M. Julien DENORMANDIE / Ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ville et du Logement

Monsieur le Ministre,

Je vous prie de recevoir mes vœux de réussite et de santé. Je souhaite en effet la réussite de votre initiative de Débat national et j'y participerai si la Mairie du 20ème l'organise.

En même temps que vous paraissez pour une interview ; les sondages signalent que 70% des français sont défiants à l'égard des cadres dirigeants et politiques du pays.

Il ne vous aura pas échappé que depuis des années j'interviens de façon insistante auprès des autorités gouvernementales pour solutionner un cas d'école de la solidarité nationale ; le retour au pays d'une famille vulnérable dont deux handicapés.

Je ne le fais pas par souci d'importance mais parce que j'ai auparavant épuisé toutes les solutions dites des «corps intermédiaires ». J'ai rapporté dans mes courriers les obstacles volontaires et gratuits mis à cette entreprise par des gens qui sont nommés pour aider cette famille.
a- Rien que pour obtenir le transfert du dossier de Paris au Pas-de-Calais, j'ai dû emprunter pour payer une dette créée de toute pièce par les services concernés.
b- A Paris ou au Pas-de-Calais la logique est répétitive. On commence par user d'indifférence puis, comme ça ne fonctionne pas, on les insulte au téléphone en raison de l'intervention de « votre Ministre ».
c- Ils gagnent parce que l'obstination des Services est inusable alors que l'humeur du Ministre est changeante, le Ministre aussi, et que les administrés les plus faibles s'épuisent et disparaissent. En 2018, cette famille a connu quatre transports aux Urgences pour la seule cause du stress.

Il suffit ensuite d'utiliser la vieille astuce radicale-socialiste : C'est Paris le fautif. Paris, c'est vous.

Ce n'est pas par hasard si les représentants des corps intermédiaires que reçoit M. le Premier Ministre assignent au Débat le but d'être le lieu d'expression des « colères » et des « frustrations » au lieu des propositions concrètes. Celles-ci pourraient éventuellement les interpeller.

Nous verrons bien.

Quoi qu'il en soit, si le gouvernement pouvait prouver que l’État français est capable d'organiser le retour au pays d'une Cotorep, d'un autiste, de quatre enfants de la Dass, c'est à dire de ses propres enfants, ce serait un petit pas utile à la confiance envers les Institutions et à l'unité nationale.

En vous remerciant de votre attention et dans l'attente de vous lire,

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'assurance de mes salutations distinguées,


Marc SALOMONE

jeudi, janvier 10, 2019

10.01.19 compensation 25 deputy, senator, ghosn, cook, apple capital wage

blog: madic50.blogspot.com / Book: The two forms, ed. Amazon

Paris, Thursday, January 10, 2019

Compensation (25) (Continuation of reflection n ° 24 of January 7, 2019, see: madic50)

The member,

Mr. Ghosn is in prison for the sole reason that an employee must declare all his income and that these are proportioned by a grid that goes from the maneuver to the managers.

However, it is a vanguard of a general movement among the CEOs of multinationals or equivalents that substitutes capital for wage-earning as a reference for fixing their income.

Tim Cook, employee boss of Apple, does not proceed differently and for comparable figures. The rest are only the ruses of a fight.

What had to be the recognition of his industrial creativity, as for the CEO of Apple, became his Achilles heel in the reorganization of the balance of power within his company.

I do not know if the reflection I have the honor to address herewith may be of any assistance to Mr. Ghosn. However, it is certain that the principles of it could have saved him from prison, to the chagrin of his Japanese alter ego.

He would be free and President to face the mutations of the society he created.

This reflection initially concerns the compensation of medical faults, discoverers of maritime treasures, subjects of police violence whose consequences have fortunately exceeded their programmed consequences, such as the Luhaka affair, the families of sailors who died in a shipwreck, etc.

However, it seemed to me to be able to extend it to the examination of pantouflages, indemnification claims of companies (Volkswagen, Total, Sanofi, Peugeot etc.).

Some rules emerge from this reflection:
1- The compensation concerned is capitalistic.
2- It must not be established on the predation of the Public Treasury or the Corporate Treasury.
3- It must be able to be a source of enrichment for the company concerned.
4- It changes the judicial reports to compensation:
instead of compensation in the procedure.
b- the local source of the right to compensation and the fixing of the indemnity.

The Ghosn affair extends this reflection to the problems posed by the salaried work of multinational CEOs.

I posted these numbered thoughts on the site madic50.blogspot.com.

The public debate on these issues is currently based on the joy of condemning police officers and mobilizing against the state for the wrongs made by a policeman to a thug in office, the satisfaction of the possible ruin of a company or the spoliation of the Treasury, the endless judicial ballad of the collateral damage of the medicine, the procedural exhaustion of the victims, the abandonment of the beneficiaries of the drowned sailors, the imprisonment of a CEO and the strategic defeat in becoming of the French economy, the submersion of the pantouflage, etc.

Only the President of the Republic would have the capacity to give this debate a positive base. All other instances would have only the passion to frustrate any experimentation preparing a reform.

Thanking you for your attention,

Please accept, Sir, the assurance of my best regards,


Marc SALOMONE
Retired worker

10.01.19 indemnisation 25 député, sénateur, ghosn, cook, apple capital salariat

blog : madic50.blogspot.com / Livre : Les deux formes, éd. Amazon

Paris, le jeudi 10 janvier 2019

Indemnisation (25) (Suite de la réflexion n°24 du 7 janvier 2019, cf. : madic50)



Monsieur le député,

M. Ghosn est en prison pour la seule raison qu'un salarié doit déclarer l'intégralité de ses revenus et que ceux-ci sont proportionnés par une grille qui va du manœuvre aux dirigeants.

Or, il est une avant-garde d'un mouvement général chez les PDG de multinationales ou équivalents qui substitut le capital au salariat comme référence de la fixation de leurs revenus.

Tim Cook, patron salarié d'Apple, ne procède pas autrement et pour des chiffres comparables. Le reste n'est que les ruses d'un combat.

Ce qui devait être la reconnaissance de sa créativité industrielle, comme pour le PDG d'Apple, est devenu son talon d’Achille dans la recomposition des rapports de force au sein de son entreprise.

J'ignore si la réflexion que j'ai l'honneur de vous adresser ci-jointe peut être d'une quelconque aide à M. Ghosn. Toutefois, il est certain que les principes de celle-ci auraient pu lui éviter la prison, au grand dam de ses alter ego japonais.

Il serait libre et Président pour affronter les mutations de la société qu'il a créée.

Cette réflexion concerne initialement l'indemnisation des fautes médicales, des découvreurs de Trésors maritimes, des sujets de violences policières dont les conséquences ont fortuitement dépassé leurs conséquences programmées, telles l'affaire Luhaka, des familles de marins morts dans un naufrage, etc.

Il m'a paru toutefois pouvoir l'étendre à l'examen des pantouflages, des mises en causes indemnitaires des entreprises (Volkswagen, Total, Sanofi, Peugeot etc.).

Quelques règles se dégagent de cette réflexion :
1- L'indemnisation concernée est capitalistique.
2- Elle ne doit pas s'établir sur la prédation du Trésor public ou de la Trésorerie d'entreprise.
3- Elle doit pouvoir être une source d'enrichissement pour l'entreprise concernée.
4- Elle change les rapports judiciaires à l'indemnisation :
a- la place de l'indemnisation dans la procédure.
b- la source locale du droit à l'indemnisation et de la fixation de l'indemnisateur.

L'affaire Ghosn prolonge cette réflexion aux problèmes posés par le salariat des PDG des multinationales.

J'ai posté ces réflexions numérotées sur le site madic50.blogspot.com.

Le débat public sur ces questions se fonde actuellement sur la joie de condamner des policiers et de mobiliser contre l’État pour les tords faits par un policier à un voyou en exercice, le contentement de la possible ruine d'une entreprise ou de la spoliation du Trésor public, la ballade judiciaire sans fin des dégâts collatéraux de la médecine, l'épuisement procédurier des victimes, l'abandon des ayants-droits des marins noyés, l'emprisonnement d'un PDG et la défaite stratégique en devenir de l'économie française, la submersion du pantouflage, etc.

Seul M. le Président de la République aurait la capacité de donner à ce débat un socle positif. Toutes les autres instances n'auraient que la passion de faire échouer toute toute expérimentation préparant une réforme.

En vous remerciant pour votre attention,

Je vous prie d'agréer, Monsieur le député, l'assurance de mes salutations distinguées,


Marc SALOMONE
Ouvrier retraité

mardi, janvier 08, 2019

08.01.19, compensation 24, child, mother, father, crime, welfare, ASE, capital, public treasury

blog: madic50.blogspot.com / Book: The two forms, ed. Amazon

Paris, Monday, January 7th, 2019

REFLECTION (24) ON THE POSSIBILITIES OF SOCIAL COHESION OFFERED BY JUDICIAL USE OF INDEMNIFICATION WITHOUT SPOLIATION OF THE PUBLIC TREASURE AND CONSECUTIVE AMENDMENTS OF THE PLACE OF IT IN THE PROCEDURE (Continuation of the reflection n ° 23 of October 15, 2018. cf. : madic50)

The media tells us that:
1- On November 15, 2018, a woman named Marie, aged 28, was killed by her husband with several stab wounds in front of her children in Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).
2- The two older children of Marie, aged 8 and 4, witnessed the stabbing of their mother by their father. The murder was atrocious, and for the children, it is very traumatic.
3- The fact that they can immediately have care and talk about what they have lived is very important.
4- They are thus supported by professionals for 8 days, before placement either with their family or in other structures of the Children's Social Assistance (ASE).
5- "Currently, they are very well surrounded and welcomed by a good family," says another neighbor who often discussed with the victim at the end of classes. For her, Marie's first cousin, whom she considered a sister and who had taken her under her wing when she was a child, would be "best placed" to welcome the five children. "If it is proposed to me, I will do it in his memory," says the concerned.

Let's trust the state services (ASE) to deal with the care of children.

What interests me here is what is missing in the reports of children to the state.

The commentators base their analyzes of the consequences of this crime for the children who have seen the spectacle on the sole importance of the psychology and the social care.

The children would be personally concerned only by the "trauma" and this one would be only psychological and family.

The rest would not be their responsibility.
a- They lose an apartment and parents but, thanks to ESA, they find each a family and a home.
b- It would suffice to allow them to find their equilibrium disturbed by this event to erase not the memory but the effects of this horror.
b- This return to equilibrium would be the balance of any legal account concerning them.

This is not correct.
a- The aggression carried out against their mother does not indirectly reach adults who, even if they live under her roof, do not live from her, or are capable of doing so.
b- It directly targets people in training who have a vital need for this person and this home.
c- This aggression creates a judicial litigation peculiar to children.
d- His resolution is an imperative condition for the restoration of children's rights.

When a building is set on fire by a criminal who blames the tenants, the landlord goes to court:
a- It is not enough for him that the State, by firefighters, the social services, the tax, relocates the tenants and subtracts a part of its taxes.
b- In addition to the conviction of the criminal for this social fact, he considers himself personally harmed.
c. He therefore wishes to be a civil party in the judgment of the criminal and to be compensated for both the lost capital and the moral disorder,

The children are in the same situation.
1- They are aggrieved by the fact that one of their ancestors has been killed, that the other ascendant is the willful criminal, that they lose their safety and comfort, that their lives are turned upside down at a time when they are like puppets entirely dependent on their surroundings.
2- The vital public help can not replace:
a- To their status as a civil party, even under guardianship.
b- To their right to compensation for the fraud.

By this feminicide, the murderer wanted to mark the inferiority of the women and to reduce the children to the social nothingness of the orphans. What is proper to the religious logic in which it fits.

By this compensatory detour, society will affirm that it is not so. It magnifies the murdered women and their children.

Regardless of its repressive nature, the answer to this feminicide is the official release of children from the circle of curses.

The society will thus constitute for these children a capital which will be the best vector of a good education. By their majority, this capital will allow them to continue their studies or to insert themselves directly into life.

For this you need certain conditions:
1- That their constitution in civil part, whatever the detours, is not an obstacle to compensation.
2- That the indemnity be separated from the criminal trial from which they can then be abstracted.
3- That compensation decided by justice comes from the Treasury which then turns to the wrong.
4- That the compensation costs nothing or almost to the Public Treasury.

These criminals would lose the initiative:
a- Their fight would not cease to be enjoyable. This concerns repression.
b) It would cease, however, to be effective in their claim to exercise a nano leadership of the public authorities and to participate in their formation by proclaiming themselves invested with a sovereign authority over the future of the children and their mother.
c- They would lose both being in prison for a long time and seeing the children of these women come out stronger.


Marc SALOMONE

08.01.19, indemnisation 24, enfant, mère, père, crime, aide sociale, ASE, capital, trésor public

blog : madic50.blogspot.com / Livre : Les deux formes, éd. Amazon

Paris, le lundi 7 janvier 2019

REFLEXION (24) SUR LES POSSIBILITES DE COHESION SOCIALE OFFERTES PAR UN USAGE JUDICIAIRE DE L'INDEMNISATION SANS SPOLIATION DU TRESOR PUBLIC ET LES MODIFICACTIONS CONSECUTIVES DE LA PLACE DE CELLE-CI DANS LA PROCEDURE (Suite de la réflexion n°23 du 15 octobre 2018. cf. : madic50)

Les média nous apprennent que :
1- Le 15 novembre 2018, une femme prénommée Marie, âgée de 28 ans, a été tuée par son mari de plusieurs coups de couteau, devant ses enfants, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).
2- Les deux enfants aînés de Marie, âgés de 8 et 4 ans, ont assisté au meurtre à l’arme blanche de leur mère par leur père. Le meurtre a été atroce, et pour les enfants, c’est très traumatisant.
3- Le fait qu’ils puissent tout de suite avoir des soins et parler de ce qu’ils ont vécu, c’est très important.
4- Ils sont ainsi pris en charge par des professionnels pendant 8 jours, avant un placement soit auprès de leur famille, soit dans d’autres structures de l'Aide sociale à l'enfance (ASE).
5- «Actuellement, ils sont très bien entourés et accueillis par une bonne famille», indique une autre voisine qui discutait souvent avec la victime à la sortie des classes. Pour elle, la cousine germaine de Marie, qu'elle considérait comme une sœur et qui l'avait prise sous son aile lorsqu'elle était petite, serait «la mieux placée» pour accueillir les cinq enfants. «Si on me le propose, je le ferai en sa mémoire», nous confie la concernée.

Faisons confiance aux services de l’État (ASE) pour traiter de la prise en charge des enfants.

Ce qui m'intéresse ici est ce qui est absent dans les rapports des enfants à l’État.

Les commentateurs fondent leurs analyses des conséquences de ce crime pour les enfants qui en ont vu le spectacle sur l'unique importance de la psychologie et de la prise en charge sociale.

Les enfants ne seraient personnellement concernés que par le « traumatisme » et celui-ci serait uniquement psychologique et familial.

Le reste ne serait pas de leur ressort.
a- Ils perdent un appartement et des parents mais, grâce à l'ASE, ils retrouvent chacun une famille et un foyer.
b- Il suffirait de leur permettre de retrouver leur équilibre perturbé par cet événement pour effacer non pas le souvenir mais les effets de cette horreur.
b- Ce retour à l'équilibre serait le solde de tout compte juridique les concernant.

Or, ce n'est pas exact.
a- L'agression menée contre leur mère n'atteint pas indirectement des adultes qui même s'ils vivent sous son toit ne vivent pas d'elle, ou en sont capables.
b- Elle vise directement des personnes en formation qui ont un besoin vital de cette personne et de ce foyer.
c- Cette agression est créatrice d'un contentieux judiciaire propre aux enfants.
d- Sa résolution est une condition impérative de la restauration des droits des enfants.

Lorsqu'un immeuble est incendié par un criminel qui en veut aux locataires, le propriétaire se présente devant la justice :
a- Il ne lui suffit pas que l’État, par les pompiers, les services sociaux, le fisc, reloge les locataires et soustrait une partie de ses impôts.
b- En plus de la condamnation du criminel pour ce fait social, il estime être personnellement lésé.
c- Il veut donc être partie civile dans le jugement du criminel et être indemnisé à la fois du capital perdu et du tord moral,

Les enfants sont dans le même cas.
1- Ils sont lésés par le fait qu'un de leurs ascendants ait été tué, que l'autre ascendant soit le criminel volontaire, qu'ils perdent leur sécurité et leur confort, que leur vie en est bouleversée à un moment où ils sont tels des pantins entièrement dépendant de leur entourage.
2- Le secours public vital ne peut se substituer :
a- A leur qualité de partie civile, même sous tutelle.
b- A leur droit au dédommagement du dol.

Par ce féminicide, l'assassin a voulu marquer l'infériorité des femmes et réduire les enfants au néant social des orphelins. Ce qui le propre de la logique religieuse dans laquelle il s'inscrit.

Par ce détour indemnitaire, la société affirmera qu'il n'en est rien. Elle magnifie les femmes assassinée et leurs enfants.

Indépendamment de son volet répressif, la réponse à ce féminicide est la sortie officielle des enfants du cercle des malédictions.

La société constituera ainsi pour ces enfants un capital qui sera le meilleur vecteur d'une bonne éducation. A leur majorité, ce capital leur permettra de poursuivre leurs études ou de s'insérer directement dans la vie.

Pour cela il faut certaines conditions :
1- Que leur constitution en partie civile, quel qu'en soit les détours, ne soit pas un obstacle à l'indemnisation.
2- Que l'indemnisation soit disjointe du procès criminel dont ils peuvent alors s'abstraire.
3- Que l'indemnisation décidée par la justice vienne du Trésor public qui ensuite se retourne vers le fautif.
4- Que l'indemnisation ne coûte rien ou presque au Trésor public.

Ces criminels perdraient ainsi l'initiative :
a- Leur combat ne cesserait certes pas d'être jouissif. Cela concerne la répression.
b- Il cesserait toutefois d'être efficace dans leur prétention à exercer une nano direction des pouvoirs publics et à participer à leur formation en se proclamant investis d'une autorité souveraine sur le devenir des enfants et de leur mère.
c- Ils perdraient à la fois du fait d'être en prison pour longtemps et de voir les enfants de ces femmes en sortir plus fort.


Marc SALOMONE

samedi, janvier 05, 2019

05.01.19 compensation 23 ghosn, CEO, multinational, salary, capital, income, employees

blog: madic50.blogspot.com / Book: The two forms, ed. Amazon

google traduction

Paris, Saturday, January 5th, 2019

REFLECTION 2 ON THE COMPOSITION OF THE INCOME OF THE CEOS FOLLOWING THE INCARCERATION OF MR GHOSN AND ON THE INEVITABLE COMPARISON OF THESE INCOME WITH THOSE OF THE STARS (Continuation of reflexion n ° 22 of 16-19 December 2018. cf. madic50)

A website publishes the list of the 20 richest French stars (movie stars, models, sportsmen, singers, etc.).
a- 5 have a capital of 8 to 15 million euros.
b- 3 have a capital of 20 million euros.
c- 4- have a capital between 40 and 50 million euros
d- 2- have a capital of 60 million euros
e- 2- have a capital of 68 million euros
f- 2- have a capital of 70 and 75 million euros
c- 2 have a capital of 150 million euros and 200 million euros.
Therefore, there is a capital of more than 15 million.

Another site does the same accounting for the 50 richest Anglo-Saxon stars.
a- At less than 20 to 60 million euros a year, they do not get up in the morning.
b- Many of these stars are billionaires in dollars. Most of the revenue surplus comes from the sale of products derived from their personal services or the addition of commercial store successes.

The same is not true of the salaried CEOs of French multinationals. In the company of their peers in the global world, they are making it known.

The Ghosn case tells us first of all that he is one of the top three paid bosses of the CAC40. The others earn less than him. This makes it a good place to hang out.

Ghosn is the CEO of the Franco-Japanese Renault-Nissan-Mitsubishi alliance.
a- Under his leadership the alliance sold 10.6 million cars and light trucks in 2017.
b- It then reached for the first time the first world place in the sector.
c- In 2016, shareholders' dividends increased by 31% in one year.
d- Worldwide, the Renault-Nissan-Mitsubishi alliance employs more than 450,000 people at 122 industrial sites on five continents:
e- The capital of the alliance is about 45 billion euros.

On November 19, 2018, Carlos Ghosn, and Greg Kelly, respectively President and Chief Executive Officer and Development Director of the Renault-Nissan-Mitsubishi Alliance, are arrested and held in police custody in Japan for alleged tax evasion and abuse of property. 'business,

This Florentine coup was prepared by an internal investigation in the company of which Mr. Ghosn was the CEO and without being informed. What defines a plot.
a- As usual, the conspiracy victim did not see anything coming.
b- The French state has secret services that did not inform him of anything while one of the obvious goals of the operation is to establish Japanese domination in the Renault-Nissan-Mitsubishi group to the detriment of Renault; that is to say from France.

c- French capital and its public or private representatives are the losers, even the vanquished, of the affair.

Mr. Ghosn is not being criticized for his business management.
a- It is about destroying one's person without debate and without defense, except to be an accomplice of a criminal, then to impose a new entrepreneurial line.
b- Everyone must align with virtue.
This is the definition of so-called "witchcraft" trials.

As usual, the beneficiary of the plot is the one who organizes it and immediately launches the media operation of disqualification of the idolized leader until then.

The media is responsible for informing us at length about Mr. Ghosn's exaggerated and probably illegal wage and heritage appropriations.

For example :
1- The consulting firm Proxinvest declares that Mr. Ghosn has accumulated 15.4 million euros of salary.
(Of the 20 richest stars, only 5 have 15 million and less)
a- He concludes that this is an amount that is "totally excessive both in terms of the size of the group and its European or French peers. "
b- In other words, the CEOs of the "cac40" earn less than 15 million a year.
c- Mr Ghosn is reproached for having organized his income so as to reach 100M euros of capital.
(Of the 20 best-equipped French stars, four have between 70 and 75 million).
2- The unions of employees settle their accounts with this "Cost-killer".

This bulimia of money and property would be in contrast with the humility with which its alter ego would prove its principle; both in Europe and Japan.

To contradict the industrial and state machine in motion, it is necessary to contradict the Japanese State and the Nissan company which realizes more than half of the capitalization of the alliance.

As always, no one is risking it. Mr. Ghosn is abandoned to his fate and the future is now built without him.

In the rituals of these operations the cries of innocence of the victim, his claims to be able to explain himself in broad daylight, fall into silence and indifference. The judgment is only the mise en spectacle of the formality which will certify that it is nothing.

What interests me here is not this strategic industrial confrontation.

I am interested in the salary motive that serves as a common thread for the plot and as a motive for this industrial "coup d'état", according to the qualification of an academic.

Without this detour by the intimacy of the CEO, the offensive would have taken place anyway. It should have, however, placed itself in the field of industrial debate in the presence of a CEO in full possession of his personal and managerial means.

What allows this conspiracy offensive is the ambiguity of the status of CEO.

He is capitalist by his professional concerns and salaried by his modes of remuneration.

That's why the CEO is monitored in his income:
1- By the employees of the company.
a- They consider that all wages must be included in a salary grid. The CEO is supposed to be the Primus inter pares of wage labor.
b- For several years, as the wage and union difficulties of the employees grew, the exit of the salary grid by the CEOs became an important part of the moral mobilization of the employees.
c. Mr. Ghosn himself has had to give up some income deemed spoliators and especially immoral.

2- By the lawyers.
a- The wage income is distinguished from the capitalist income by its simplicity of source and the obligation of a total declaration.
b- A source close to the case told AFP that the boss of the alliance had knowingly reduced, from 2009, part of his remuneration after the entry into force of a law requiring him to disclose the full amount.
c- He is therefore arrested as an employee.
Mr. Ghosn wanted to live as a capitalist. His peers and Japanese judges remind him that he is an employee first.

He can therefore be put in jail under the suspicion that his lifestyle, common among shareholders of multinationals, would be incomprehensible, abnormal.

This identification with wage labor is so obvious that it organizes scholarly reasoning:
Thus, the Oxfam has peeled thousands of pages of annual reports on the remuneration of CAC 40 leaders.
a- She deduces from it that the CEOs behave very badly.
b- This behavior is paralleled by the disappointment of the employees and it must according to this association "explode in the figure of the government. ".

But times have changed.

In three decades, the dominance of private economic ownership over public economic property has become apparent in facts and opinions.

In 20 years, the richest man in the world has grown from $ 20 billion in 1987 to $ 112 billion in 2018.

It follows mechanically that personal fortune has become, in these circles, one of the dominant, sometimes unique, references to the capacity and even the right to lead.

Economic power is no longer shared between capital and wage labor. It is essentially in the hands of the capital that imposes its values.

Mr. Ghosn dramatically embodies the ongoing changes in the public representation of managerial power by the stakeholders themselves.

This development is corroborated by the fact that other big bosses have also organized the rise of their salary since the great crisis of 2008
a- The revenues of the CEO of PSA climbed by 347% between 2009 and 2016 while that of the boss of Michelin gained 344% ...
b- Between 2009 and 2016 (last known year), the wages of the CEOs of the CAC increased by 46%, more than twice as fast as the average remuneration in their respective company and four times faster than the minimum wage ( SMIC).
This would be the case for all the leaders of the CAC 40.
d- If we believe the media, all these CEOs seem to earn less than Mr. Ghosn.

Mr. Ghosn would not be an adventurer but an avant-garde.

For the moment, these employers' revolts are presented as immoral, even illegal,

In a world where personal wealth is again an argument of legitimacy; how can leaders who are responsible for hundreds of thousands of men and billions of euros of capital be able to sustainably accept not being able to frequent the same hotels as the "stars"?
How can one seriously think that the salaried CEOs of multinational joint-stock companies will continue to evaluate their incomes by comparing them to the salary scale and not to the level of capitalist incomes?

The "overpayment" business of some CEOs of the CAC40 is therefore not the mark of the vanity of a few. They are the cracks announcing this reorganization of the relationship between salary and capital as to the definition of the place of the CEOs.

The affair of the alliance shows what it costs to neglect this aspect of the contradictions of the management.

One of the most important and innovative industrial creations is likely to sink because the CEO's income issue has not been seriously considered and has become his Achilles heel.

It would be useful to consider the possibility of compensatory compensation that would not be deduction from the corporate treasury and which would ensure the capital status of senior executives without harming their social commitment to the company.

In any case, Mr. Ghosn should be in his position to deal with the strategic issues of the company he created and he is not there.

This deserves a reflection.


Marc SALOMONE








05.01.19 indemnisation 23 ghosn, pdg, multinationale, salaire, capital, revenus,salariés

blog : madic50.blogspot.com / Livre : Les deux formes, éd. Amazon

Paris, le samedi 5 janvier 2019

REFLEXION 2 SUR LA COMPOSITION DES REVENUS DES PDG A LA SUITE DE L’INCARCÉRATION DE M. GHOSN ET SUR LA COMPARAISON INÉVITABLE DE CES REVENUS AVEC CEUX DES STARS. INDEMNISATION 23 (Suite de la réflexion n°22 du 16-19 décembre 2018. cf. : madic50)

Un site publie la liste des 20 stars française les plus riches (vedettes de cinéma, les mannequins, les sportifs, chanteurs, etc.).
a- 5 ont un capital de 8 à15 millions d'euros.
b- 3 ont un capital de 20 millions d'euros.
c- 4- ont un capital entre 40 et 50 millions d'euros
d- 2- ont un capital de 60 millions d'euros
e- 2- ont un capital de 68 millions d'euros
f- 2- ont un capital de 70 et de 75 millions d'euros
c- 2 ont un capital de 150 millions d'euros et de 200 millions d'euros.
Par conséquent, 15 on un capital supérieur à 15 millions.

Un autre site fait la même comptabilité pour les 50 stars anglo-saxonnes les plus riches.
a- A moins de 20 à 60 millions d'euros par an, ils ne se lèvent pas le matin.
b- Plusieurs de ces vedettes sont milliardaires en dollars. L'essentiel des surplus de revenus provient de la vente de produits dérivés de leurs prestations personnelles ou d'ajouts de succès commerciaux de magasins.

Il n'en va pas de même des PDG salariés des multinationales françaises. En compagnie de leurs semblables du monde global, ils sont en train de le faire savoir.

L'affaire Ghosn nous indique d'abord qu'il est l'un des trois patrons les mieux payés du CAC40. Les autres gagnent donc moins que lui. Cela en fait un bon point de repaire.

M. Ghosn est le PDG de l'alliance franco-japonaise Renault-Nissan-Mitsubishi.
a- Sous sa direction l'alliance a vendu 10,6 millions d'automobiles et utilitaires légers en 2017.
b- Elle a alors atteint pour la première fois la première place mondiale du secteur.
c- En 2016, les dividendes des actionnaires ont augmenté de 31% en un an. 
d- Dans le monde, l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi emploie plus de 450.000 personnes réparties sur 122 sites industriels implantés sur les cinq continents:
e- Le capital de l'alliance est d'environ 45 milliards d'euros.

Le 19 novembre 2018, Carlos Ghosn, et Greg Kelly, respectivement président-directeur général et directeur du développement de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, sont arrêtés et placés en garde à vue au Japon pour fraude fiscale présumée et abus de biens d'entreprise,

Ce coup de force florentin fut préparé par une enquête interne dans l'entreprise dont M. Ghosn était le PDG et sans qu'il soit mis au courant. Ce qui définit un complot.
a- Comme d'habitude, la victime du complot n'a rien vu venir.
b- L'Etat français dispose de services secret qui ne l'ont informé de rien alors que l'un des buts manifestes de l'opération est d’asseoir la domination japonaise dans le groupe Renault-Nissan-Mitsubishi au détriment de Renault ; c'est à dire de la France.
c- Le capital français et ses représentants publics ou privés sont les perdants, voire les vaincus, de l'affaire.

Rien n'est reproché à M. Ghosn de sa gestion d'entreprise.
a- Il s'agit de détruire sa personne sans débat et sans défense possible, sauf à être complice d'un criminel, puis d'imposer une nouvelle ligne entrepreneuriale.
b- Chacun doit s'aligner sur la vertu.
c- C'est la définition des procès dits « en sorcellerie ».

Comme à l'accoutumée, le bénéficiaire du complot est celui qui l'organise et qui lance immédiatement l'opération médiatique de disqualification du chef idolâtré jusqu'alors.

Les média sont chargés de nous informer longuement sur les appropriations salariales et patrimoniales exagérées et sans doute illégales de M. Ghosn.

Par exemple :
1- Le cabinet de conseil Proxinvest déclare que M. Ghosn a cumulé 15,4 millions d'euros de salaire.
(Sur les 20 stars les plus riches, seules 5 ont 15 millions et moins)
a- Il conclut qu'il s'agit là d'une somme « totalement excessive tant au regard de la taille du groupe, que de ses pairs européens ou français. »
b- Autrement dit, les PDG du « cac40 » gagnent moins de 15 millions par an.
c- Il est reproché à M. Ghosn d'avoir organisé ses revenus de façon a atteindre 100M d'euros de capital.
(Sur les 20 vedettes françaises les mieux pourvues, quatre ont entre 70 et 75millions).
2- Les syndicats de salariés règlent leurs comptes avec ce « Cost-killer ».

Cette boulimie d'argent et de propriétés serait en contraste avec l'humilité dont feraient preuves par principe ses alter ego ; aussi bien en Europe qu'au Japon.

Pour contredire la machine industrielle et étatique en marche, il faut contredire l’État japonais et l'entreprise Nissan laquelle réalise plus de la moitié de la capitalisation de l'alliance.

Comme depuis toujours, personne ne s'y risque. M. Ghosn est abandonné à son sort et l'avenir se construit désormais sans lui.

Dans les rituels de ces opérations les cris d'innocence de la victime, ses réclamations de pouvoir s'expliquer au grand jour, tombent dans le silence et l'indifférence. Le jugement n'est que la mise en spectacle de la formalité qui certifiera qu'il n'est plus rien.

Ce qui m'intéresse ici n'est pas cet affrontement stratégique industriel.

Je m'intéresse au motif salarial qui sert de fil conducteur au complot et de mobile à ce « coup d'Etat » industriel, selon la qualification d'un universitaire.

Sans ce détour par l'intimité du PDG, l'offensive aurait de toute façon eu lieu. Elle aurait dû cependant se placer sur le terrain du débat industriel en présence d'un PDG en pleine possession de ses moyens personnels et directoriaux.

Ce qui permet cette offensive complotiste est l'ambiguïté du statut de PDG.

Il est capitaliste par ses préoccupations professionnelles et salarié par ses modes de rémunérations.

C'est pourquoi le PDG est surveillé dans ses revenus :
1- Par les salariés de l'entreprise.
a- Ils considèrent que tous les salaires doivent s'inscrire dans une grille salariale. Le PDG est censé être le Primus inter pares du salariat.
b- Depuis plusieurs années, au fur et à mesure des difficultés salariales et syndicales grandissantes des salariés, les sorties de la grille des salaires par les PDG sont devenues une part importante de la mobilisation morale des salariés.
c- M. Ghosn a dû lui-même renoncer à certains revenus jugés spoliateurs et surtout immoraux.

2- Par les juristes.
a- Le revenu salarial se distingue du revenu capitaliste par sa simplicité de source et l'obligation d'une déclaration totale.
b- Une source proche du dossier a confié à l'AFP que le patron de l'alliance avait minoré en connaissance de cause, à partir de 2009, une partie de sa rémunération après l'entrée en vigueur d'une loi l'obligeant à en divulguer le montant intégral.
c- Il est donc arrêté au titre de salarié.
M. Ghosn a voulu vivre en capitaliste. Ses pairs et les juges japonais lui rappellent qu'il est d'abord un salarié.

Il peut donc être mis en prison sous le soupçon que son train de vie, ordinaire chez les actionnaires des multinationales, serait incompréhensible, anormal.

Cette identification au salariat est si évidente qu'elle organise les raisonnements savants :
Ainsi, l'Oxfam a-t'elle épluché des milliers de pages de rapports annuels sur les rémunérations des dirigeants du CAC 40.
a- Elle en déduit comme allant de soi que les PDG se conduisent très mal.
b- Ce comportement est mis en parallèle à la déception des salariés et il doit selon cette association « exploser à la figure du gouvernement. ».

Or, les temps ont changé.

En trois décennies, la prédominance de la propriété économique privée sur la propriété économique publique s'est imposée dans les faits et les opinions.

En 20 ans, l'homme le plus riche du monde est passé de 20 milliards de dollars en 1987 à 112 milliards de dollars en 2018.

Il s'en suit mécaniquement que la fortune personnelle est devenue, dans ces milieux, un des repères dominants, parfois unique, de la capacité et même du droit de diriger.

Le pouvoir économique n'est plus partagé entre le capital et le salariat. Il est essentiellement aux mains du capital qui impose ses valeurs.

M. Ghosn incarne d'une façon spectaculaire les changements en cours dans la représentation publique du pouvoir managérial par les intéressés eux-mêmes.

Cette évolution est corroborée par le fait que d'autres grands patrons ont également organisé l'envol de leur salaire depuis la grande crise de 2008
a- Les revenus du PDG de PSA a grimpé de 347% entre 2009 et 2016 tandis que celle du patron de Michelin a gagné 344%...
b- Entre 2009 et 2016 (dernière année connue), les salaires des PDG du CAC ont grimpé de 46%, soit plus de deux fois plus vite que la moyenne des rémunérations dans leur entreprise respective et quatre fois plus vite que le salaire minimum (SMIC).  
c- Il en irait ainsi de tous les dirigeants du CAC 40.
d- Si on en croit les média, tous ces PDG semblent gagner moins que M. Ghosn.

M. Ghosn ne serait donc pas un aventurier mais une avant-garde.
Pour l'instant encore, ces révoltes patronales sont présentées comme immorales, voire illégales,

Dans un monde où la richesse personnelle est à nouveau un argument de légitimité; comment des dirigeants qui ont la responsabilité de centaines de milliers d'hommes et de milliards d'euros de capitaux pourraient-ils accepter durablement de ne pas pouvoir fréquenter les mêmes hôtels que les « stars » ?
Comment peut on penser sérieusement que les PDG salariés des sociétés par actions multinationales vont continuer d’évaluer leurs revenus en les comparant à l'échelle des salaires et non à l'échelle des revenus capitalistes ?

Les « affaires » de surpaiement de certains PDG du CAC40 ne sont donc pas la marque de la vanité de quelques uns. Elles sont les craquements annonciateurs de cette réorganisation des rapports entre salaire et capital quant à la définition de la place des PDG.

L'affaire de l'alliance montre ce qu'il en coûte de négliger cet aspect des contradictions du management.

Une des plus importantes et innovantes création industrielle risque de sombrer parce que la question des revenus du PDG n'a pas été sérieusement examinée et qu'elle est devenue son talon d’Achille.

Il serait utile d'examiner la possibilité d'une indemnisation compensatoire qui ne serait pas spoliatrice de la Trésorerie d'entreprise et qui assurerait le rang capitalistique des cadres dirigeants sans nuire à leur engagement social vis-à-vis de l'entreprise.

En tout cas, M. Ghosn devrait être à son poste pour faire face aux questions stratégiques de l'entreprise qu'il a créée et il n'y est pas.

Cela mérite une réflexion.


Marc SALOMONE